Yeux

Définition de « Yeux »

yeux (n. m. pl.) : Voyez
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Citations

  • « Mon intérêt pour le jeu de la Berma n’avait cessé de grandir depuis que la représentation était finie parce qu’il ne subissait plus la compression et les limites de la réalité ; mais j’éprouvais le besoin de lui trouver des explications ; de plus, il s’était porté avec une intensité égale, pendant que la Berma jouait, sur tout ce qu’elle offrait, dans l’indivisibilité de la vie, à mes yeux, à mes oreilles ; il n’avait rien séparé et distingué ; aussi fut-il heureux de se découvrir une cause raisonnable dans ces éloges donnés à la simplicité, au bon goût de l’artiste, il les attirait à lui par son pouvoir d’absorption, s’emparait d’eux comme l’optimisme d’un homme ivre des actions de son voisin dans lesquelles il trouve une raison d’attendrissement.  »
  • « Mais en les prononçant, je sentais qu’ils étaient déjà devenus inutiles, car dès le début de mon remerciement, d’une ardeur réfrigérante, j’avais vu passer sur le visage de l’Ambassadeur une expression d’hésitation et de mécontentement, et dans ses yeux ce regard vertical, étroit et oblique , regard qui s’adresse à cet interlocuteur invisible qu’on a en soi-même, au moment où on lui dit quelque chose que l’autre interlocuteur, le Monsieur avec qui on parlait jusqu’ici moi dans la circonstance ne doit pas entendre.  »
  • « Il avait conscience qu’il y avait dans les avances du diplomate un effet de ce point de vue tout individuel où chacun se place pour décider de ses sympathies, et d’où toutes les qualités intellectuelles ou la sensibilité d’une personne ne seront pas auprès de l’un de nous qu’elle ennuie ou agace une aussi bonne recommandation que la rondeur et la gaieté d’une autre qui passerait, aux yeux de beaucoup, pour vide, frivole et nulle.  »

Yeux

Yeux. Boguet assure que les sorcières ont deux prunelles dans un œil. Les sorcières illyriennes avaient la même singularité dans les deux yeux. Elles ensorcelaient mortellement ceux qu’elles regardaient et tuaient ceux qu’elles fixaient longtemps. Il y avait dans le Pont des sorcières qui avaient deux prunelles dans un œil et la figure d’un cheval dans l’autre. Il y avait en Italie des sorcières qui, d’un seul regard, mangeaient le cœur des hommes et le dedans des concombres… On redoute beaucoup, dans quelques contrées de l’Espagne, certains enchanteurs qui empoisonnent par les yeux. Un Espagnol avait l’œil si malin qu’en regardant fixement les fenêtres d’une maison, il en cassait toutes les vitres. Un autre, sans même y songer, tuait tous ceux sur qui sa vue s’arrêtait. Le roi, qui en fut informé, fit venir cet enchanteur et lui ordonna de regarder quelques criminels condamnés au dernier supplice. L’empoisonneur obéit ; les criminels expiraient... (suite)

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