Y

Définition de « Y »

y (adv.) : En cet endroit-là. Il se place devant le verbe, sauf à l'impératif; et, quand il y a un pronom complément, il se met après celui-ci.
  • Y est-il? J'y passerai.
  • N'allez pas là, il y fait trop chaud.
  • Je l'y ai vu.
  • Allez-y.
  • Rendez-vous-y.

Quand il est placé immédiatement après un verbe à la seconde personne du singulier de l'impératif, qui se termine par une voyelle, on ajoute une S à celui-ci.

  • Vas-y.
  • Cueilles-y des fruits.

  • Je n'y suis pour personne, Je ne veux recevoir personne.
  • Fig. et fam.,

    • Vous y êtes, Vous avez deviné.
    • Vous n'y êtes pas, Vous ne comprenez pas.
    • Fig. et fam.,
      • Il n'y est plus du tout, Il a perdu la tête.
      • Y s'emploie, par extension, dans certaines locutions comme une Sorte de particule explétive.
        • Il y a des gens.
        • Y a-t-il quelque chose pour votre service? Il n'y voit pas, il n'y voit goutte.

        Y s'emploie aussi comme pronom personnel de la troisième personne, invariable et signifie À cela, à cette personne-là.

        • J'y répondrai dans la suite.
        • Donnes-y tes soins.
        • C'est un homme équivoque, ne vous y fiez pas.
      • Fiez-vous-y s'emploie souvent par antiphrase et signifie Ne vous y fiez pas.

      • Citations

        • « Et pour une nature nerveuse comme était la mienne, c’est-à-dire chez qui les intermédiaires, les nerfs, remplissent mal leurs fonctions, n’arrêtent pas dans sa route vers la conscience, mais y laissent au contraire parvenir, distincte, épuisante, innombrable et douloureuse, la plainte des plus humbles éléments du moi qui vont disparaître, l’anxieuse alarme que j’éprouvais sous ce plafond inconnu et trop haut n’était que la protestation d’une amitié qui survivait en moi pour un plafond familier et bas.  »
        • « Un même être, pris à des moments successifs de sa vie, baigne à différents degrés de l’échelle sociale dans des milieux qui ne sont pas forcément de plus en plus élevés ; et chaque fois que dans une période autre de l’existence, nous nouons, ou renouons, des liens avec un certain milieu, que nous nous y sentons choyés, nous commençons tout naturellement à nous y attacher en y poussant d’humaines racines.  »
        • « Et tous les quatre qui trouvaient que le phénomène international du Palace, implanté à Balbec, y avait fait fleurir le luxe plus que la bonne cuisine, s’engouffraient dans une voiture, allaient dîner à une demi-lieue de là dans un petit restaurant réputé où ils avaient avec le cuisinier d’interminables conférences sur la composition du menu et la confection des plats.  »
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