Vanité

Définition de « Vanité »

vanité (n. f.) : Caractère de ce qui est vain, vide, inutile.
  • Tout n'est que vanité dans le monde.
  • L'Écriture dit : Vanité des vanités, et tout est vanité.
  • Mépriser les vanités du monde.
  • Il est revenu des vanités du monde.

Il signifie aussi Amour-propre frivole, désir de paraître et de se faire louer, complaisance en soi-même.

  • Il a beaucoup de vanité.
  • Il est plein de vanité.
  • Il est d'une vanité insupportable.
  • Flatter, blesser la vanité de quelqu'un.
  • La vanité l'a perdu.
  • Il tire vanité de sa naissance.
  • Des vanités rivales ne se pardonnent rien.
  • Faire vanité d'une chose, S'en glorifier, en faire gloire.
  • Il danse bien et en fait vanité.

On dit plutôt aujourd'hui.

  • Tirer vanité.

, loc. adv. dont on se sert dans le langage familier, quand on dit de soi quelque chose d'avantageux et pour le faire passer.

  • Sans vanité, j'en sais plus que lui sur ce sujet.
  • Sans vanité, je ne crains pas mes concurrents.

Citations

  • « Il avait touché aux repas charnels, avec un appétit d'homme quinteux, affecté de malacie, obsédé de fringales et dont le palais s'émousse et se blase vite ; au temps où il compagnonnait avec les hobereaux, il avait participé à ces spacieux soupers où des femmes soûles se dégrafent au dessert et battent la table avec leur tête ; il avait aussi parcouru les coulisses, tâté des actrices et des chanteuses, subi, en sus de la bêtise innée des femmes, la délirante vanité des cabotines ; puis il avait entretenu des filles déjà célèbres et contribué à la fortune de ces agences qui fournissent, moyennant salaire, des plaisirs contestables ; enfin, repu, las de ce luxe similaire, de ces caresses identiques, il avait plongé dans les bas-fonds, espérant ravitailler ses désirs par le contraste, pensant stimuler ses sens assoupis par l'excitante malpropreté de la misère.  »
  • « Elle était vraiment charmante, se promenant lentement sous les marronniers verdoyants qui étendaient leurs longs bras par-dessus les palissades du parc, avec son livre fermé dans une main, et dans l’autre une gracieuse branche de myrte qui lui servait de jouet ; ses boucles dorées qui s’échappaient à profusion de son petit chapeau, doucement agitées par la brise ; ses joues roses enluminées par le plaisir de la vanité satisfaite ; son œil bleu, tantôt jetant un regard timide sur son admirateur, tantôt s’abaissant sur la branche de myrte.  »
  • « Mais combien ce manège, qu’au premier coup d’œil on jugerait frivole, devient plus cruel quand il s’exerce sur des êtres faibles, n’ayant de vie réelle que dans le cœur, d’intérêt profond que dans l’affection, sans activité qui les occupe, et sans carrière qui les commande, confiantes par nature, crédules par une excusable vanité, sentant que leur seule existence est de se livrer sans réserve à un protecteur, et entraînées sans cesse à confondre le besoin d’appui et le besoin d’amour !  »
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