Vair

Définition de « Vair »

vair (n. m.) : Il se disait autrefois d'une Fourrure blanche et grise.
  • Un manteau, des pantoufles de vair.

Il ne s'emploie aujourd'hui qu'en termes de Blason, pour désigner Une des fourrures de l'écu, figurée par de petites cloches alternées d'azur et d'argent, disposées de telle sorte que la pointe des pièces d'azur est opposée à la pointe des pièces d'argent.

  • Tel porte de vair.
  • Contre-vair, Fourrure analogue où les cloches sont aboutées par la base.

  • Citations

    • « En effet, elles avaient vu le moment où le droit d’aînesse, relevé par le seul homme d’État qu’ait eu la Restauration, allait rétablir la société française sur la seule base de sa grandeur et de sa force ; puis, tout à coup, cette idée, doublement juste de justesse et de justice, qui avait brillé aux regards de ces hommes, dupes sublimes de leur dévouement monarchique, comme un dédommagement à leurs souffrances et à leur ruine, comme un dernier lambeau de vair et d’hermine qui doublât leur cercueil et rendît moins dur leur dernier sommeil, périr sous le coup d’une opinion publique qu’on n’avait su ni éclairer ni discipliner.  »
    • « Elle qui, près de toi, se plaisait aux riches étoffes fourrées de vair, aux joyaux, aux salles parées de marbre, elle qui jouissait des bons vins, de l'honneur, de la joie, quand elle verra la cour de tes lépreux, quand il lui faudra entrer sous nos taudis bas et coucher avec nous, alors Iseut la Belle, la Blonde, reconnaîtra son péché et regrettera ce beau feu d'épines !  »
    • « Or, laissant les amants à l'ermitage, Ogrin avait cheminé sur sa béquille jusqu'au Mont ; il y acheta du vair, du gris, de l'hermine, draps de soie, de pourpre et d'écarlate, et un chainse plus blanc que fleur de lis, et encore un palefroi harnaché d'or, qui allait l’amble doucement.  »
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