Unique

Définition de « Unique »

unique (adj. des deux genres) : . Qui est seul en son genre.
  • Fils unique.
  • Unique héritier.
  • Selon la Fable, le phénix est unique en son espèce.
  • On ne trouve plus ce livre, j'en ai l'unique exemplaire qui reste.
  • Mon unique soin.
  • Son unique préoccupation.

Il signifie, figurément et par exagération, Qui est de beaucoup au-dessus des autres et auquel les autres ne peuvent être comparés.

  • Ce peintre, ce musicien est unique en son genre.
  • C'est un homme unique.
  • Une élégance unique.

Il se dit aussi par dérision d'un Homme ridicule, d'un extravagant, pour dire qu'il n'a pas son semblable.

  • Vous êtes unique.

Fam.,

  • Voilà qui est unique, c'est unique se dit d'une Chose à laquelle on ne s'attendait pas; il se prend souvent en mauvaise part.

  • Citations

    • « Puis faisant un retour rapide sur elle-même, comme sur un vase[22] indigne de comparaison, mais qui avait bien aussi son petit mérite, elle la supplia de se bien mettre dans l'idée que sa susdite mère unique et chérie, d'une faible constitution et d'une nature excitable, avait eu constamment à supporter, dans la vie domestique, des afflictions auprès desquelles larrons et voleurs n'étaient rien, et que cependant jamais elle n'avait cédé ni à l'affaissement, ni au désespoir, ni à la colère furieuse ; mais que, comme on dit à la boxe, elle avait toujours pris le dessus avec une physionomie joyeuse, et gagné le prix, comme si de rien n'était.  »
    • « Un Carpaccio à Venise, la Berma dans Phèdre, chefs-d’œuvre d’art pictural ou dramatique que le prestige qui s’attachait à eux rendait en moi si vivants, c’est-à-dire si indivisibles, que, si j’avais été voir Carpaccio dans une salle du Louvre ou la Berma dans quelque pièce dont je n’aurais jamais entendu parler, je n’aurais plus éprouvé le même étonnement délicieux d’avoir enfin les yeux ouverts devant l’objet inconcevable et unique de tant de milliers de mes rêves.  »
    • « Ce n’est pas d’en bas, dans le tumulte de la rue et la cohue des maisons avoisinantes, c’est quand on s’est éloigné que des pentes d’un coteau voisin, à une distance où toute la ville a disparu, ou ne forme plus au ras de terre qu’un amas confus, qu’on peut, dans le recueillement de la solitude et du soir, évaluer, unique, persistante et pure, la hauteur d’une cathédrale.  »
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