Tablette

Définition de « Tablette »

tablette (n. f.) : Planche posée pour mettre quelque chose dessus.
  • Mettre des tablettes dans une bibliothèque, pour y ranger des livres.
  • Plusieurs rangs de tablettes.
  • Vous trouverez sur la première tablette le livre que vous demandez.
  • Les tablettes d'une armoire.

Il se dit de même d'une Pièce de marbre, de pierre ou de bois de peu d'épaisseur, qui est posée à plat sur le chambranle d'une cheminée, sur l'appui d'une fenêtre, d'une balustrade, etc., sur le haut de quelque ouvrage de maçonnerie.

  • La tablette de cette cheminée n'est pas assez large.
  • Tablette d'appui.
  • Les dalles ou tablettes de pierre qui recouvrent un mur de terrasse.

Il se dit d'un Médicament solide, d'une préparation alimentaire en plaque mince.

  • Tablette purgative.
  • Tablette d'aloès.
  • Tablette de chocolat.
  • Tablette de bouillon.

, au pluriel, se disait de Planchettes enduites de cire, de feuilles d'ivoire, de parchemin, de papier, etc., attachées ensemble, et qu'on portait ordinairement dans la poche, pour prendre des notes.
Fig.,

  • Mettez cela sur vos tablettes, Prenez-en bonne note.
  • Rayez cela de vos tablettes, Ne vous attendez pas à cela, ne comptez plus là-dessus.

  • Citations

    • « Quand onze heures sonnèrent, il hâta la sortie des écoliers, qui se faisait, d’habitude, en bel ordre et dans le calme ; il avait oublié, sur la tablette de sa chaire, son courrier du matin et les livres du professeur , dont il usait ; il s’aperçut de l’oubli au moment où il fermait la porte principale de l’école, au-dessus du perron, et il ne retourna pas dans la salle de classe, pour serrer ses lettres dans le tiroir de la chaire : signe de grande préoccupation, et premier exemple, assurément, qu’il eût donné d’un pareil désordre.  »
    • « Icelus prit la plaque d’ivoire enduite de cire qu’on lui présentait, et vit avec joie que le hasard venait à son secours, en lui livrant une preuve contre Néron : cette tablette contenait le projet qu’avait arrêté l’empereur pendant la nuit qu’il avait passée avec Sporus, de brûler une seconde fois cette Rome qui se lassait d’applaudir à ses chants, et de lâcher les bêtes féroces pendant l’incendie, afin que les Romains ne pussent pas éteindre le feu.  »
    • « Cependant, Cogolin, avec une activité et une adresse de chirurgien, s’était mis à panser les blessures du chevalier au moyen de certain onguent qu’il venait de prendre sur une tablette, et comme Capestang s’étonnait de cette adresse : Monsieur, dit Cogolin, en sortant de chez l’astrologue, je suis entré en service chez un apothicaire qui a fini par me mettre à la porte parce que sa femme me faisait les yeux doux.  »
    Alphabet