Safran

Définition de « Safran »

safran (n. m.) : Plante bulbeuse qui fleurit au commencement de l'automne et qui porte une fleur bleue mêlée de rouge et de pourpre, à stigmates jaunes très odorants. On la nomme aussi
  • Crocus.

Il se dit plus ordinairement de la Poudre tirée des stigmates de cette plante, qui est employée comme colorant et comme assaisonnement.

  • Couleur de safran.
  • Du riz au safran.

Il se dit encore abusivement de Certaines plantes qui ont quelque rapport avec le safran.

  • Safran bâtard ou.
  • Carthame.
  • Safran des Indes ou.
  • Curcuma.
  • Safran des prés ou.
  • Colchique.

Citations

  • « Il amenait une effroyable petite vieille édentée, bossue, tordue, crochue comme un marmouset de fantaisie, mais plus horrible ; elle était ridée comme une vieille pomme, sa peau avait une teinte de safran, son menton mordait son nez, sa bouche était une ligne à peine indiquée, ses yeux ressemblaient aux points noirs d’un dé, son front exprimait l’amertume, ses cheveux s’échappaient en mèches grises de dessous un sale escoffion ; elle marchait appuyée sur une béquille ; elle sentait le fagot et la sorcellerie ; elle nous fit peur, car ni Tavannes, ni moi, nous ne la primes pour une femme naturelle, Dieu ne les a pas faites aussi épouvantables que cela.  »
  • « Toutes les misses immobiles sous les lampes des guéridons, ayant encore aux mains l’album, le magazine, la broderie qu’elles tenaient quand le froid les avait saisies ; et parmi elles les filles du général, les huit petites Péruviennes avec leur teint de safran, leurs traits en désordre, les rubans vifs de leurs toilettes tranchant sur les tons de lézard des modes anglaises, pauvres petits pays-chauds qu’on se figurait si bien grimaçant, gambadant à la cime des cocotiers et qui, plus encore que les autres victimes, faisaient peine à regarder en cet état de mutisme et de congélation.  »
  • « Tout était plein de fleurs ; on avait autour de soi une tremblante muraille de branches d’où tombait la charmante fraîcheur des feuilles ; des rayons de soleil trouaient çà et là ces ténèbres vertes ; à terre, le glaïeul, la flambe des marais, le narcisse des prés, la gênotte, cette petite fleur qui annonce le beau temps, le safran printanier, brodaient et passementaient un profond tapis de végétation où fourmillaient toutes les formes de la mousse, depuis celle qui ressemble à la chenille jusqu’à celle qui ressemble à l’étoile.  »
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