Sable

Définition de « Sable »

sable (n. m.) : Substance pulvérulente due à la désagrégation de certaines roches.
  • Sable de mer, de rivière.
  • Sable fin.
  • Sable noir, gris, blanc, rouge, doré.
  • Sables mouvants.
  • Grain de sable.
  • Les sables du désert.
  • Une carrière de sable.
  • Un désert de sable.
  • Un banc de sable.
  • Un fond de sable.
  • Une plage de sable.
  • Des tourbillons de sable.
  • Couvrir de sable les allées d'un jardin.
  • Les sables barrent l'entrée de ce fleuve, de ce port.
  • Échouer sur le sable.
  • Enfoncer dans le sable.
  • Maison bâtie sur le sable.
  • Un tombereau de sable.
  • Mortier de chaux et de sable.
  • Bâtir à chaux et à sable.

Fig.,

  • Bâtir à chaux et à sable, Bâtir solidement.
  • Il est bâti à chaux et à sable se dit aussi de Quelqu'un qui a une constitution robuste.
  • Fig.,
    • Bâtir sur le sable, Fonder des projets, des établissements, des entreprises sur quelque chose de peu solide.
    • Fig. et fam.,
      • Avoir du sable dans les yeux, Éprouver une envie de dormir qui appesantit les paupières.
      • On dit dans le même sens et dans le langage enfantin :.
      • Le marchand de sable a passé.

      , en termes de Fondeur, désigne un Mélange de sable et de diverses matières qui sert à faire des moules.

      • Un sable net.
      • Jeter une médaille en sable.

      Il se dit encore, vulgairement, du Gravier qui se forme dans les reins.

      • Il fait du sable.
      • Ses urines sont pleines de sable.

      Citations

      • « Mais de tous, celui qui jusqu’alors avait donné les fêtes les plus riches et les plus variées était Néron : outre les impôts d’argent imposés aux provinces conquises, il avait taxé le Nil et le désert, et l’eau et le sable lui fournissaient leur dîme de lions, de tigres, de panthères et de crocodiles : quant aux gladiateurs, les prisonniers de guerre et les chrétiens les avaient avantageusement et économiquement remplacés : ils manquaient bien de l’adresse que donnait aux premiers l’étude de leur art, mais ils avaient pour eux le courage et l’exaltation, qui ajoutaient une poésie et une forme nouvelle à leur agonie : c’était tout ce qu’il fallait pour réchauffer la curiosité.  »
      • « Mais bientôt, quand le silence eut envahi Versailles, quand l’immense palais se fut plongé dans l’ombre, quand on n’entendit plus au fond des jardins que les pas des patrouilles criant sur le sable, dans les longs corridors que la crosse des fusils tombant discrètement sur la dalle du marbre, Marie-Antoinette, lasse de son repos, éprouvant le besoin de respirer, descendit de son lit, chaussa ses pantoufles de velours, et s’enveloppant d’un long peignoir blanc, vint à la fenêtre aspirer la fraîcheur montant des cascades, et saisir au passage ces conseils que le vent des nuits murmure aux fronts brûlants, aux cœurs oppressés.  »
      • « Tout d’un coup, sur le sable de l’allée, tardive, alentie et luxuriante comme la plus belle fleur et qui ne s’ouvrirait qu’à midi, Mme Swann apparaissait, épanouissant autour d’elle une toilette toujours différente mais que je me rappelle surtout mauve ; puis elle hissait et déployait sur un long pédoncule, au moment de sa plus complète irradiation, le pavillon de soie d’une large ombrelle de la même nuance que l’effeuillaison des pétales de sa robe.  »
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