Rabat

Définition de « Rabat »

rabat (n. m.) : Pièce de l'ancien costume français consistant en un col de toile, garni ou non de dentelles, qui laissait le cou des hommes découvert.
  • Le Chrysale de Molière parle d'un gros Plutarque à mettre ses rabats.

Il se disait aussi d'une Partie du costume ecclésiastique consistant en un morceau de toile noire divisé en deux portions oblongues et bordées de blanc, et qui se rabattait sur le devant du col.

  • Grand rabat.
  • Petit rabat.
  • Empeser les rabats.
Il se dit encore d'une Pièce de batiste, de dentelle, etc., qui fait office de cravate dans le costume officiel des magistrats, des avocats, des membres de l'Université, etc.
En termes de Chasse, il désigne l'Action de rabattre le gibier.

Citations

  • « Petit, sec, tordu comme une racine de genêt, vêtu d’un grossier tricot enfariné et sa fine tête casquée de l’éternel bonnet de laine à mèche, que tantôt il redresse belliqueusement comme un clocheton, et tantôt rabat à mi-hauteur sur l’oreille droite ou sur l’oreille gauche, il marche d’un pas brusque et saccadé, dardant droit devant lui le clair regard de prunelles couleur noisette, quelquefois singulièrement adoucies de tendresse, mais le plus souvent dures et pénétrantes comme les poinçons d’acier dont il pique ses meules bordelaises.  »
  • « A côté de ce pontife au rabat ciré, le vieux Schwalbach, le fameux marchand de tableaux, montrait sa barbe de prophète, jaunie par places comme une toison malpropre ses trois paletots aux tons moisis, toute cette tenue lâchée et négligente qu’on lui pardonnait au nom de l’art, et parce qu’il était de bon goût d’avoir chez soi dans un temps où la manie des galeries remuait déjà des millions, l’homme le mieux placé pour ces transactions vaniteuses.  »
  • « Il vole à son oncle, l’archevêque de Saint-André, une somme d’argent considérable, pour remplir le trésor de l’usurpateur, qui n’est jamais bien lourd, débauche les serviteurs de son parent, prend les armes, et quoique châtié maintes fois sur les champs de bataille, ne rabat rien de ses fanfaronnades, et menace de son courroux ceux qui, au nom de leur très légitime souverain, défendent le château de Douglas.  »
Alphabet