Pacotille

Définition de « Pacotille »

(ILLE se prononce IYE.) n. f. Il désignait une Certaine quantité de marchandises, qu'il était permis à ceux qui s'embarquaient sur un vaisseau, comme officiers, matelots, gens de l'équipage ou passagers, d'emporter avec eux, afin d'en faire commerce pour leur propre compte.
Par extension, il désigne aujourd'hui un Assortiment de marchandises destinées à l'échange, au commerce en pays lointains.
Il désigne aussi des Marchandises de qualité inférieure.
  • Ce que vous m'offrez là n'est que de la marchandise de pacotille, ou, simplement,.
  • n'est que de la pacotille.

Citations

  • « De rares tombeaux bordaient les voies principales, toutes les sépultures, débordantes déjà, s’étendaient au ras du sol, dans l’installation bâclée et provisoire des concessions de cinq ans, les seules que l’on accordât ; et l’hésitation des familles à faire des frais sérieux, les pierres qui s’enfonçaient faute de fondations, les arbres verts qui n’avaient pas le temps de pousser, tout ce deuil passager et de pacotille se sentait, donnait au vaste champ une pauvreté, une nudité froide et propre, d’une mélancolie de caserne et d’hôpital.  »
  • « Les vrais écrivains n’ont qu’au début de légères variations de ce genre, sous l’influence des lectures premières ; ensuite ils se retrouvent eux-mêmes ; ils le deviennent de plus eu plus, et restent ce qu’ils sont, sans souci des critiques, ni des insultes, ni des modes qui changent, car, en littérature comme en robes et en chapeaux, il y a des modes à l’usage des écrivains de pacotille et de leurs lecteurs.  »
  • « Ne pouvant plus alors y tenir, je me décidai à quitter Arras : on me fit une pacotille de dentelles, et, par une belle nuit, je m’éloignai, muni d’un passe-port qu’un nommé Blondel, l’un de mes amis, m’avait prêté ; le signalement ne pouvait pas m’aller, mais faute de mieux, il fallait bien que je m’en accommodasse ; au surplus, on ne me fit en route aucune objection.  »
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