Obsession

Définition de « Obsession »

obsession (n. f.) : Action de celui qui obsède quelqu'un, qui est tellement assidu auprès de lui, que d'autres personnes ne peuvent en approcher.
  • Il ne le quitte point : c'est une obsession.
  • Il me fatigue par ses continuelles obsessions.

Il s'emploie surtout au figuré et désigne un État psychique consistant dans la présence à l'esprit d'une préoccupation ou d'une représentation, son ou image, que la volonté ne parvient pas à écarter.

  • Ce souvenir est pour moi une obsession.
  • Cet air me poursuit comme une véritable obsession.

Citations

  • « Et pour comprendre combien c’est un fait étrange et considérable que la guerre, il fallait, quelque chose les arrachant à leur obsession permanente, qu’ils oubliassent un instant que la guerre régnait, se retrouvassent pareils à ce qu’ils étaient quand on était en paix, jusqu’à ce que tout à coup sur le blanc momentané se détachât, enfin distincte, la réalité monstrueuse que depuis longtemps ils avaient cessé de voir, ne voyant pas autre chose qu’elle.  »
  • « Quand, le front fatigué par le travail incessant de la pensée, ou le cerveau endolori par l'épuisante obsession de quelque idée fixe, de quelque souvenir amer, on éprouve le besoin d'un peu de répit, d'une minute d'oubli, c'est là qu'il faut l'aller chercherlà, en pleine nature, sous ces ombrages paisibles, près de ces cascatelles babillardes, au bord de ces ruisseaux dont la voix est douce et parle au cœur !  »
  • « Il est une précieuse faculté que peu d’hommes possèdent à un degré utile ; il s’agit, étant donnée une préoccupation douloureuse qui vous envahit et vous obsède, de vous débarrasser tout à coup, par un effort de volonté, de cette obsession, de secouer cette préoccupation et de dire : Pour cet instant, je n’y veux plus songer !  »

Obsession

Obsession. L’obsession et la possession sont connues dès la plus haute Antiquité ; au Moyen Âge, elles ont été aussi fréquentes que dans l’antiquité et les Pères de l’Église les ont affirmées et admises par conséquent ; les exorcismes démontrent le fait d’une manière indiscutable. La Renaissance a admis également, et les obsessions et les possessions ; voici ce qu’en pensait, au xvie siècle, l’illustre Paracelse : « Une personne, dit-il ; qui est saine et pure ne saurait être possédée par des esprits élémentaires, parce que ces larves (larvæ) ne peuvent agir que sur les hommes qui leur donnent une place dans leur mental. Un esprit sain est comme une citadelle dans laquelle on ne saurait pénétrer sans la volonté de son maître. — Si on laisse pénétrer ces larves, elles excitent les passions humaines (des hommes et des femmes) et donnent naissance à de mauvaises pensées qui, en incitant le cerveau, font commettre de mauvaises actions ;... (suite)

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