Nation

Définition de « Nation »

nation (n. f.) : L'ensemble des personnes nées ou naturalisées dans un pays et vivant sous un même gouvernement.
  • Nation puissante, belliqueuse, civilisée, policée, barbare, riche, pauvre, commerçante.
  • Deux nations rivales, amies, ennemies, alliées.
  • Chaque nation a ses coutumes, ses mœurs.
  • La nation française espagnole, anglaise.
  • Les diverses nations de l'Asie, de l'Amérique.
  • Le génie d'une nation.
  • Les nations septentrionales, méridionales.
  • Les droits, les libertés, les lois, la constitution, le gouvernement d'une nation.

  • La nation armée, Régime militaire d'après lequel la nation tout entière concourt à la défense nationale.
  • .
    se dit aussi de l'Ensemble des citoyens considérés comme constituant un corps social distinct du gouvernement qui les régit.

    • Ce ministère a pour lui, contre lui la nation.

    Il se dit quelquefois des Habitants d'un même pays, bien qu'ils ne vivent pas sous le même gouvernement. Ainsi, en parlant de l'Italie et de l'Allemagne à l'époque où elles étaient partagées en divers États et en divers gouvernements, on ne laisse pas de dire

    • La nation italienne, la nation allemande.

    Il s'est dit des Personnes d'une même nation qui se trouvent dans un pays étranger.

    • Dans cette occasion, l'ambassadeur assembla la nation.

    Il se disait, dans l'ancienne Université de Paris, pour classer, suivant leur origine, ceux qui la composaient. On distinguait quatre nations : celle de France, celle de Picardie, celle de Normandie et celle d'Allemagne.

    • L'actuel palais de l'Institut était le Collège des Quatre Nations.

    , au pluriel, désigne, en termes de l'Écriture sainte, les Peuples infidèles et idolâtres, par opposition aux chrétiens.

    • Saint Paul a été appelé l'apôtre des nations.

    Citations

    • « Poursuivez, mon ami, ne soyez jamais découragé ; parlez hautement au Roi du mérite et des malheurs de ses plus illustres amis que l’on écrase ; dites-lui sans crainte que sa vieille Noblesse n’a jamais conspiré contre lui ; et que, depuis le jeune Montmorency jusqu’à cet aimable comte de Soissons, tous avaient combattu le ministre, et jamais le monarque ; dites-lui que les vieilles races de France sont nées avec sa race, qu’en les frappant il remue toute la nation, et que, s’il les éteint, la sienne en souffrira, qu’elle demeurera seule exposée au souffle du temps et des événements, comme un vieux chêne frissonne et s’ébranle au vent de la plaine, lorsque l’on a renversé la forêt qui l’entoure et le soutient.  »
    • « Maintenant, en examinant les détails du plan proposé, on voit d'abord que la gêne imposée aux pères de famille se borne, pour la première éducation, à choisir sur une liste des maîtres assujettis eux-mêmes à une forme d'enseignement ; que partout où la population est un peu nombreuse, rien n'empêche qu'il ne s'établisse d'autres maîtres ; tandis que dans les autres cantons, si la nation n'en avait pas établi, ces maîtres libres n'auraient même pu exister.  »
    • « Cependant, il est difficile d'espérer qu'une nation puisse jouir d'une liberté paisible, et perfectionner ses institutions et ses lois, si l'on ne voit s'y multiplier cette classe d'hommes, dont l'impartialité, le désintéressement et les lumières doivent finir par diriger l'opinion : eux seuls peuvent opposer une barrière au charlatanisme, à l'hypocrisie, qui, sans cette utile résistance, s'empareraient de toutes les places.  »
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