Nantir

Définition de « Nantir »

nantir (v. tr.) : Munir d'un nantissement, donner des gages pour assurance d'une dette.
  • Cet homme ne prête point si on ne le nantit auparavant.
  • Il ne veut rien prêter s'il n'est nanti.
  • Il ne perdra rien dans cette affaire, il s'était nanti de gages sûrs, il s'était nanti.

Il vieillit.
En termes de Palais,

  • Se nantir des effets d'une succession, S'en saisir comme y ayant droit, s'en emparer par précaution, sauf à rapporter.
  • signifie familièrement Se munir, se pourvoir de quelque chose par précaution.
    • Je me suis nanti d'un bon manteau contre la pluie, d'un bon déjeuner avant de partir.

    Il vieillit.
    Fig.,

    • Nanti de cette assurance, je n'ai pas hésité à faire ce qu'on me demandait.

    Il signifie encore, absolument, Faire des profits dans un emploi, dans une place, et les mettre en réserve.

    • Un homme nanti, bien nanti, Un homme qui s'est amassé une fortune, créé une situation avantageuse.
    • Un politicien nanti.

    Citations

    • « Eh bien mais, comme d'après le Rational de Durand de Mende, la sacristie est le sein de la Vierge, nous la reproduirons avec des plantes virginales telles que l'anémone, avec des arbres tels que le cèdre que saint Ildefonse rapproche de notre Mère; maintenant, si nous voulons la nantir des objets du culte, nous découvrons dans le rituel de la liturgie et dans les contours mêmes de certaines plantes, des indications presque précises.  »
    • « Ne pouvant se nantir de puantes cornues, elles devraient au moins en posséder le simulacre pour rebuter leurs persécuteurs.  »
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