Naïf

Définition de « Naïf »

naïf, ive (adj.) : Qui est naturel, ingénu, sans fard, sans apprêt, sans artifice.
  • Une beauté naïve.
  • Les grâces naïves de l'enfance.
  • Une réponse simple et naïve.
  • Un langage naïf.
  • Des manières naïves et agréables.
  • Un ton naïf et doux.
  • Il a quelque chose de naïf dans l'humeur, dans l'esprit.
  • Une pensée naïve.

Il signifie aussi Qui retrace simplement la vérité, qui imite la nature sans artifice.

  • Faire une description, une relation, une peinture naïve de quelque chose.
  • Expression naïve.

se dit aussi des Personnes et signifie Qui dit sa pensée sans détour, avec ingénuité.

  • Une personne franche et naïve.

Il se dit aussi de Celui, de celle qui, par excès de simplicité, se laisse facilement tromper.

  • C'est un homme naïf à qui vous ferez croire tout ce que vous voudrez.

Substantivement,.

  • C'est un naïf
  • Par extension,.
  • Une vanité naïve.
  • Il lui est échappé une réponse bien naïve.

Citations

  • « La nièce de Scrooge était jolie, excessivement jolie, avec un charmant visage, un air naïf, candide : une ravissante petite bouche qui semblait faite pour être baisée, et elle l’était, sans aucun doute ; sur le menton, quantité de petites fossettes qui se fondaient l’une dans l’autre lorsqu’elle riait, et les deux yeux les plus vifs, les plus pétillants que vous ayez jamais vus illuminer la tête d’une jeune fille ; en un mot, sa beauté avait quelque chose de provoquant peut-être, mais on voyait bien aussi qu’elle était prête à donner satisfaction.  »
  • « Et, de même qu’il est quelquefois troublant de rencontrer les raffinements vers lesquels les artistes les plus conscients s’efforcent, dans une chanson populaire, à la façade de quelque maison de paysan qui fait épanouir au-dessus de la porte une rose blanche ou soufrée juste à la place qu’il fallait de même le nœud de velours, la coque de ruban qui eussent ravi dans un portrait de Chardin ou de Whistler, Françoise les avait placés avec un goût infaillible et naïf sur le chapeau devenu charmant.  »
  • « Les enfants ne se doutent de rien, et ils arrivent à l’âge de vivre à leur tour, avec un bandeau sur les yeux et sur l’esprit, sans soupçonner les dessous de l’existence, sans savoir qu’on ne pense pas comme on parle, et qu’on ne parle point comme on agit ; sans savoir qu’il faut vivre en guerre avec tout le monde, ou du moins en paix armée, sans deviner qu’on est sans cesse trompé quand on est naïf, joué quand on est sincère, maltraité quand on est bon.  »
Alphabet