Naïade

Définition de « Naïade »

naïade (n. f. - Terme d'Antiquité) : Divinité qui, suivant la Fable, présidait aux fontaines et aux rivières.

Citations

  • « Elles lui mirent une brillante cuirasse d’écailles de carpes dorées, on le coiffa de la coquille d’un gros limaçon, qui était ombragée d’une large queue de morue, élevée en forme d’aigrette ; une naïade le ceignit d’une anguille, de laquelle pendait une redoutable épée faite d’une longue arête de poisson ; on lui donna ensuite une large écaille de tortue dont il se fit un bouclier ; et dans cet équipage, il n’y eut si petit goujon qui ne le prît pour le dieu des soles, car il faut dire la vérité, ce jeune prince avait un certain air, qui se rencontre rarement parmi les mortels.  »
  • « Alors la réalité et l’image se rapprochèrent insensiblement l’une de l’autre ; on eût dit deux sœurs, une nymphe et une naïade, qu’un doux embrassement allait unir : leurs lèvres se touchèrent dans un bain humide, l’eau frémit, et une légère brise, passant dans les airs comme un souffle de volupté, fit pleuvoir sur le fleuve une neige rose et odorante que le courant emporta vers la mer.  »
  • « Ma petite naïade, continua Madame, roucoulait sa petite chanson sur le lit de son ruisselet ; comme je vis qu’elle m’accostait en touchant le bas de ma robe, je ne songeai pas à lui faire un mauvais accueil, et cela d’autant mieux, après tout, qu’une divinité, fût-elle de second ordre, vaut toujours mieux qu’une princesse mortelle.  »
Alphabet