Laid

Définition de « Laid »

laid, laide (adj.) : Qui a quelque défaut qui se remarque dans les proportions, dans les formes ou dans les couleurs qui constituent la beauté chez les hommes et chez les animaux.
  • Cet enfant est bien constitué, mais il est laid de visage.
  • Elle est laide à faire peur.
  • Ce chien est des plus laids.

Il signifie généralement Qui est désagréable à voir.

  • Ce meuble est laid.
  • Cette maison, cette tapisserie, cette étoffe est fort laide.
  • Le temps est bien laid.

Il signifie, dans le langage familier, Qui est déshonnête, contraire à la bienséance, au devoir.

  • Ce que vous faites là, ce que vous dites là est laid.

s'emploie aussi substantivement.

  • Fi! le laid! Fi! la laide! Une fausse laide.

Il s'emploie encore comme nom masculin, en parlant des Choses.

  • Le beau et le laid en art.
  • Les romantiques ont fait une place toute nouvelle à l'expression du laid dans la littérature.
  • Je vous ai dit le beau de l'aventure, mais voici le laid.

Citations

  • « Un jour qu’il se promenait dans une grande galerie, pensant tristement à sa destinée, qui l’avait fait naître si laid et si affreux, et qui lui faisait rencontrer une princesse encore plus disgraciée, il jeta les yeux sur les vitres, qu’il trouva peintes de couleurs si vives, et les dessins si bien exprimés, qu’ayant un goût particulier pour ces beaux ouvrages, il s’attacha à regarder celui-là ; mais il n’y comprenait rien, car c’étaient des histoires qui étaient passées depuis plusieurs siècles.  »
  • « Car ils étaient tous assis les uns près des autres, ceux auprès desquels il avait passé dans la journée : le roi de droite et le roi de gauche, le vieil enchanteur, le pape, le mendiant volontaire, l’ombre, le consciencieux de l’esprit, le triste devin et l’âne ; le plus laid des hommes cependant s’était mis une couronne sur la tête et avait ceint deux écharpes de pourpre, car il aimait à se déguiser et à faire le beau, comme tous ceux qui sont laids.  »
  • « Il me fit ensuite traverser la pelouse pour voir sa taupière, puis passer dans le bûcher pour voir ses pièges à belettes, dont l’un, à sa grande joie, contenait une belette morte ; puis à l’écurie pour voir, non les beaux chevaux, mais un petit poulain assez laid qu’il me dit avoir été élevé pour lui, et qu’il devait monter aussitôt qu’il serait convenablement dressé.  »
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