Idéal

Définition de « Idéal »

idéal, ale (adj.) : Qui n'existe ou ne peut exister que dans l'entendement, dans l'imagination. Il s'oppose à Réel.
  • Les choses que désignent les mots abstraits n'ont qu'une existence idéale.
  • Le héros de ce poème est un personnage idéal.

Il signifie aussi Qui réunit toutes les perfections, ou qui est plus beau que les modèles offerts par la nature.

  • Beauté, perfection idéale.
  • Formes idéales.
  • Type idéal.

On l'emploie quelquefois comme nom masculin dans cette dernière acception et il se dit de Ce qui donnerait à l'intelligence, à la sensibilité humaine une satisfaction parfaite.

  • Nous concevons Dieu comme l'idéal de la bonté, de la puissance.
  • Il faut viser à l'idéal, tendre à l'idéal.
  • Rêver un idéal impossible.
  • Rencontrer son idéal.

s'applique aussi à Tous les intérêts moraux, intellectuels, esthétiques, qui s'opposent à ceux de la vie matérielle et qui les dépassent.

  • Sacrifier ses droits à son idéal.

Dans un sens plus restreint, il est quelquefois simplement synonyme de Modèle.

  • Cet homme est l'idéal du fonctionnaire

fait au pluriel

  • Idéaux ou Idéals.
  • Idéaux est employé plutôt dans la langue technique de la Philosophie et des Mathématiques,.
  • Idéals dans le langage de la Littérature, des Beaux-Arts et de la Morale.
  • , en termes d'Arithmétique supérieure, se dit de Certains ensembles de nombres dont la considération permet d'étendre sans réserve aux nombres algébriques les théories élémentaires fondamentales de la divisibilité et des nombres premiers.

    Citations

    • « Swann essayait de retrouver la mélancolique cadence botticellienne, le corps d’Odette était maintenant découpé en une seule silhouette cernée tout entière par une ligne qui, pour suivre le contour de la femme, avait abandonné les chemins accidentés, les rentrants et les sortants factices, les lacis, l’éparpillement composite des modes d’autrefois, mais qui aussi, là où c’était l’anatomie qui se trompait en faisant des détours inutiles en deçà ou au delà du tracé idéal, savait rectifier d’un trait hardi les écarts de la nature, suppléer, pour toute une partie du parcours, aux défaillances aussi bien de la chair que des étoffes.  »
    • « Les collines se transformaient en vallées, les vallées redevenaient des collines, sur lesquelles s’abattait tout à coup quelque oiseau solitaire ; l’eau bouillonnante venait bondir sur la grève, masse tumultueuse qui changeait sans cesse de forme et de place, pour céder bientôt l’espace à des formes nouvelles ; le rivage idéal qui semblait se dresser à l’horizon montrait et cachait tour à tour ses clochers et ses édifices ; les nuages s’enfuyaient épais et rapides ; on eût cru assister à un soulèvement, à un déchirement suprême de la nature entière.  »
    • « La peinture, la sculpture sont des arts dans un homme qui sait exprimer les passions et les caractères, émouvoir l'âme ou l'attendrir, réaliser enfin ce beau idéal dont l'observation de la nature et l'étude des grands modèles lui a révélé le secret ; mais un peintre, un sculpteur, qui décore les appartements d'ornements ou de figures qu'il copie, n'exerce réellement qu'un métier : l'un crée de nouveaux plaisirs pour les hommes éclairés et sensibles, l'autre sert le goût ou la vanité des hommes riches.  »
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