Harem

Définition de « Harem »

(H est aspirée et l'on prononce l'M final.) n. m. Terme emprunté de l'arabe. L'appartement des femmes chez les mahométans.
  • Elle fut conduite au harem.
  • Les femmes d'un harem.

Il se dit également de la Réunion des femmes qui habitent un harem.

  • Un harem nombreux.

Citations

  • « Du reste, aucun rapport entre eux : lui toujours à la Casbah ou au Bardo, près du bey, à faire sa cour, ou bien dans ses comptoirs ; elle passant sa journée au lit coiffée d’un diadème de perles de trois cent mille francs qu’elle ne quittait jamais, s’abrutissant à fumer, vivant comme dans un harem, se mirant, se parant, en compagnie de quelques autres Levantines dont la distraction suprême consistait à mesurer avec leurs colliers des bras et des jambes qui rivalisaient d’embonpoint, faisant des enfants dont elle ne s’occupait pas, qu’elle ne voyait jamais, dont elle n’avait pas même souffert, car on l’accouchait au chloroforme.  »
  • « Les imprécations des chameliers qui frappaient leurs bêtes, les cris des marchands qui vendaient des amulettes contre la lèpre et le mauvais œil, la psalmodie des moines qui chantaient des versets de Ecriture, les miaulements des femmes tombées en crise prophétique, les glapissements des mendiants qui répétaient d’antiques chansons de harem, le bêlement des moutons, le braiement des ânes, les appels des marins aux passagers attardés, tous ces bruits confondus faisaient un vacarme assourdissant, que dominait encore la voix stridente des petits négrillons nus, courant partout, pour offrir des dattes fraîches.  »
  • « Et alors, il faut partir, précipitamment nous dire adieu, sans savoir si nous nous reverrons jamais, sans savoir si demain quelque révélation subite, quelque vengeance d’un vieillard trompé par quatre femmes, ne viendra pas nous séparer pour toujours, si demain ne se jouera pas quelqu’un de ces sombres drames de harem, contre lesquels toute justice humaine est impuissante, tout secours matériel, impossible.  »
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