Hallebarde

Définition de « Hallebarde »

(H est aspirée.) n. f. Sorte d'arme, garnie par en haut d'un fer long, large et pointu, traversé lui-même à la base d'un fer d'arrêt, d'un côté en forme de croissant, de l'autre en forme de pointe.
  • Un coup de hallebarde.
  • La hampe d'une hallebarde.
  • Autrefois la hallebarde était l'arme du sergent, dans les compagnies de gens de pied.
  • Porter la hallebarde.
  • Les suisses d'église portent des hallebardes.

Citations

  • « On les voit, dans leurs tableaux, donner la même importance à une hallebarde qu’à un visage humain, à une pierre inerte qu’à un corps en mouvement, dessiner un paysage comme une carte de géographie, apporter, dans la décoration d’un édifice, autant de soins à une horloge à marionnettes qu’à la statue de l’Espérance ou de la Foi, traiter cette statue avec les mêmes procédés que cette horloge, et, quand ils ont, à force de conscience, à force de labeur, donné à une halle, à une nef, des proportions monumentales, y suspendre des objets hétéroclites qui en ruinent l’effet d’un seul coup.  »
  • « Tom habitait Paris depuis six mois à peine, et déjà cependant la société artistique au milieu de laquelle il vivait l'avait civilisé au point que c'était un des ours les plus aimables que l'on pût voir : il allait ouvrir la porte quand on sonnait, montait la garde des heures entières debout sur ses pieds de derrière, une hallebarde à la main, et dansait le menuet d'Exaudet, en tenant, avec une grâce infinie, un manche à balai derrière sa tête.  »
  • « La Déroute se mordait les poings aux récits anticipés de cette guerre dont toutes les imaginations étaient préoccupées ; il estimait le sort des recrues le plus heureux du monde, et aurait donné de grand cœur sa hallebarde de sergent pour avoir le droit de marcher aux frontières ; Grippard faisait chorus avec la Déroute, oubliant qu’il avait quitté le régiment pour vivre de ses petites rentes.  »
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