Gai

Définition de « Gai »

gai, gaie (adj.) : Qui a de la gaieté.
  • Un homme gai.
  • Humeur gaie.
  • Esprit gai.
  • Être gai.
  • Rendre gai.
  • Avoir l'esprit gai, l'œil gai, un air gai.
  • Visage gai.
  • Mine gaie.
  • Gai comme un pinson, comme pinson.

Il se dit aussi de Ce qui inspire la gaieté.

  • Une chanson gaie.
  • Une pièce gaie.
  • Une couleur gaie.

  • Chambre gaie, appartement gai, Chambre, appartement qui, par sa disposition, et l'abondance du jour qu'il reçoit, inspire la gaieté.
  • Temps gai, Temps serein et frais.
  • Fig. et fam.,

    • Avoir le vin gai, Être ordinairement de belle humeur quand on a un peu bu.
    • Fam.,
      • Être un peu gai, Être en pointe de vin.
      • Fam.,
        • Propos, conte gai, se dit quelquefois de Propos, de contes un peu libres.
        • Cheval gai, Cheval qui a une allure vive.
        • En termes de Blason,
          • Cheval gai, Cheval qui n'a ni selle ni bride.
          • Le gai savoir, la gaie science se disaient, par opposition à la théologie et à la philosophie, de la Poésie des troubadours.
          • Il s'emploie aussi comme interjection et signifie Que l'on soit gai.
            • Allons gai.
            • Gai! Gai!

            Citations

            • « Moi, monsieur, lui répondit le savant, je ne pense rien de tout cela: je trouve que tout va de travers chez nous; que personne ne sait ni quel est son rang, ni quelle est sa charge, ni ce qu’il fait, ni ce qu’il doit faire, et qu’excepté le souper, qui est assez gai et où il paraît assez d’union, tout le reste du temps se passe en querelles impertinentes: jansénistes contre molinistes, gens du parlement contre gens d’église, gens de lettres contre gens de lettres, courtisans contre courtisans, financiers contre le peuple, femmes contre maris, parents contre parents; c’est une guerre éternelle.  »
            • « Et un jour que la reine était seule dans son cabinet, il s’y rendit avec un air plus gai qu’à son ordinaire : Madame, lui dit-il, je viens vous demander une grâce, et vous supplier en même temps de ne me point détourner de mon dessein ; car rien au monde ne saurait m’ôter l’envie de me remarier ; donnez-y les mains, je vous en conjure : je veux épouser Zélonide ; parlez-en au roi, afin que cette affaire ne tarde pas.  »
            • « Chapitre 2 Au moment où Catherine Morland va être jetée dans les difficultés et les dangers d’un séjour de six semaines à Bath, et pour le cas où les pages suivantes ne parviendraient pas à documenter suffisamment le lecteur, ajoutons quelques mots à ce qui a déjà été dit sur elle : Son cœur était affectueux ; son caractère, gai et ouvert, sans vanité ni affectation.  »
            Alphabet