Faim

Définition de « Faim »

faim (n. f.) : Besoin de manger.
  • Avoir faim.
  • Avoir grand-faim.
  • Faim insupportable.
  • Faim dévorante.
  • Souffrir, endurer la faim.
  • Cela fait passer la faim.
  • Tromper la faim.
  • Apaiser sa faim.
  • On le trouva mort de faim.
  • La faim a contraint les assiégés de se rendre.
  • Faim de loup, Très gros appétit.
  • On dit encore, dans le même sens,.
  • Faim canine.

Fig. et fam.,

  • Crier la faim, Être pressé du besoin de manger.
  • Mourir de faim signifie, figurément, Avoir extrêmement faim.
  • Je n'ai pas mangé depuis ce matin, je meurs de faim.

Il signifie aussi Manquer des choses nécessaires à la vie.

  • Il a fait de grandes pertes d'argent, et maintenant il meurt de faim.

On l'emploie comme nom dans le même sens et par dénigrement,.

  • C'est un meurt-de-faim, C'est un homme qui n'a pas de quoi vivre.
  • Fig.,
    • C'est la faim qui épouse la soif, se dit de Deux personnes qui n'ont point de fortune et qui se marient l'une avec l'autre.
    • On dit aussi de Deux époux sans fortune :.
    • C'est la faim et la soif.

    Prov. et fig.,

    • La faim chasse le loup hors du bois, fait sortir le loup du bois, se dit de Quelqu'un que la nécessité réduit à user de moyens de vivre contraires à ses goûts ou à son caractère.

    • Citations

      • « Un matin, portant coordonnés en moi mes malaises habituels, de la circulation constante et intestine desquels je tenais toujours mon esprit détourné aussi bien que de celle de mon sang, je courais allègrement vers la salle à manger où mes parents étaient déjà à table, et m’étant dit comme d’ordinaire qu’avoir froid peut signifier non qu’il faut se chauffer, mais, par exemple, qu’on a été grondé, et ne pas avoir faim, qu’il va pleuvoir et non qu’il ne faut pas manger je me mettais à table, quand, au moment d’avaler la première bouchée d’une côtelette appétissante, une nausée, un étourdissement m’arrêtèrent, réponse fébrile d’une maladie commencée, dont la glace de mon indifférence avait masqué, retardé les symptômes, mais qui refusait obstinément la nourriture que je n’étais pas en état d’absorber.  »
      • « Cette tête était celle d’un enfant enterré jusqu’au cou, que Locuste laissait mourir de faim à la vue de mets placés hors de sa portée, afin de faire après sa mort, avec la moelle de ses os et son cœur desséché par la colère, un de ces philtres amoureux ou de ces breuvages amatoires que les riches libertins de Rome ou les maîtresses des empereurs payaient quelquefois d’un prix avec lequel ils eussent acheté une province.  »
      • « Après tant d’heures bercées d’incessantes petites secousses au pas de la mule, on trouve infiniment douce l’immobilité de la vieille terre arabe sur laquelle on va dormir ; et puis on a très faim, et volontiers on songe à l’heure du couscouss qui approche, ou même à ces cuisines barbares que nous font nos muletiers là-bas : moutons et poulets rôtis dans l’herbe.  »
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