Faculté

Définition de « Faculté »

faculté (n. f.) : Puissance physique ou morale qui rend un être capable d'agir de certaine manière, de produire certains effets.
  • Les facultés physiques.
  • Perdre l'usage de ses facultés.
  • Toutes ses facultés semblaient anéanties.
  • Les facultés de l'âme.
  • Les facultés de l'esprit.
  • La faculté de penser, de juger, de raisonner.
  • Cela est au-dessus de nos facultés.
  • La faculté de bien parler, de bien dire.
  • La faculté de parler en public.
  • Un homme doué de facultés peu communes, de facultés brillantes.

Il se dit également en parlant des Choses, surtout en termes de Physique, d'Anatomie, de Médecine, etc.

  • L'aimant a la faculté d'attirer le fer.

Il signifie encore Pouvoir, moyen, droit de faire une chose.

  • Donner, accorder à une personne la faculté de.
  • Pourrez-vous en obtenir la faculté? La faculté vous en est laissée.
  • Vendre avec faculté de rachat.
  • Il est mineur, il n'a pas la faculté de disposer de ses biens.

Au pluriel, il désigne quelquefois les Biens, les ressources, les moyens d'une personne.

  • Chacun a été taxé selon ses facultés.
  • Il a donné un état de ses moyens et facultés.
  • Il a outrepassé ses facultés.

Il signifie en outre Corps d'enseignement supérieur formant une fraction d'une Université.

  • Il y avait autrefois quatre Facultés : la Faculté de Théologie, la Faculté de Droit, la Faculté de Médecine et la Faculté des Arts.
  • La Faculté des Sciences.
  • La Faculté des Lettres.
  • Le doyen d'une Faculté.
  • Les médecins de la Faculté de Paris, de Montpellier.

Il se dit quelquefois, absolument, de la Faculté de Médecine et même il désigne familièrement un Médecin traitant.

  • Par ordonnance de la Faculté.
  • Ce que permet, ce que défend la Faculté.

Dans le langage scolaire, il se dit d'un Genre d'exercice ou de composition.

  • Il a eu le prix en différentes facultés.

Citations

  • « Chapitre 5 Dans le catalogue des grâces inépuisables que le ciel a faites à l'homme, celle qui doit occuper la première place, c'est, sans contredit, la faculté que nous avons de trouver quelques germes de consolation dans nos plus rudes épreuves : et ce n'est pas seulement parce qu'elle nous ranime et nous soutient quand nous avons le plus besoin de secours ; mais c'est aussi parce que, dans cette source de consolations, il y a quelque chose, à ce que nous pouvons croire, qui émane de l'esprit divin ; quelque chose de cette bonté suprême qui démêle au milieu de nos fautes une qualité qui les rachète, quelque chose que, même dans notre chute, nous partageons avec les anges ; qui remonte au bon vieux temps où ils parcouraient la terre, et que, en partant, ils ont laissée derrière eux, par pitié pour nous.  »
  • « Je ne pense pas que ce soient là les vrais états de transition par lesquels la formation des ailes définitives des oiseaux a dû passer ; mais y aurait-il quelque difficulté spéciale à admettre qu’il pourrait devenir avantageux au descendants modifiés du pingouin d’acquérir, d’abord, la faculté de circuler en battant l’eau de leurs ailes, comme le canard à ailes courtes, pour finir par s’élever et s’élancer dans les airs ?  »
  • « Rarement des circonstances spéciales viennent donner de la publicité et de l'avenir à ces sentimens, à ces opinions, à ces observations; soit que leurs jours s'écoulent au milieu des occupations, des plaisirs et des peines de la vie domestique, soit que leur tombeau s'ouvre avant la vieillesse, et que tout s'évanouisse à la fois, beauté, grâces, intelligence, faculté d'aimer, de sentir et de penser.  »
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