Fable

Définition de « Fable »

fable (n. f.) : Apologue, récit en prose ou en vers dans lequel on exprime une vérité, une moralité sous le voile de quelque fiction.
  • Les fables d'Ésope, de Phèdre, de La Fontaine.
  • La fable du Loup et de l'Agneau.
  • Le Chêne et le Roseau, fable.
  • La moralité d'une fable.

Il s'est dit du Sujet d'un poème épique, d'un poème dramatique, d'un roman.
Il se dit aussi de Choses imaginaires.

  • L'histoire de ce peuple est mêlée de beaucoup de fables.

Il signifie par extension Fausseté, chose controuvée.

  • Je tiens cela pour une fable.
  • Fables que tout cela.
  • Fable extravagante, absurde.
  • Cette aventure est vraie, ce n'est point une fable.

  • Être la fable du peuple, la fable de tout le monde, la fable de la ville, Être le sujet des propos, des risées populaires.
  • Il signifie encore Récit relatif aux divinités du paganisme.

    • Les fables du paganisme, de l'antiquité païenne.

    Il se prend, dans un sens collectif, pour Toutes les fables de l'antiquité païenne.

    • Les dieux, les divinités de la Fable.
    • Dictionnaire de la Fable.

    Citations

    • « Si je voulais révéler dans mes présents mémoires tout ce que j’ai vu et entendu, mêlé, comme je l’étais, à des notaires et à des nobles, que je faisais la poule avec leurs domestiques au fameux estaminet de l’Epi-Scié, j’étonnerais bien du monde, j’ai rencontré plus d’une fois, nez à nez, le fils de Louis XVII, qui était blond comme une quenouille, la comtesse Corona, plus belle que les déesses de la fable, et je voyais tous les jours Trois-Pattes, l’ancien mari de la baronne Schwartz qui finit par couper le cou de monsieur Lecoq avec la porte d’un coffre-fort.  »
    • « A quoi t’a servi d’amasser, par ta prévoyance judicieuse, des vins exquis et tout ce qui peut satisfaire le goût et l’odorat, non seulement d’un homme, mais de plusieurs, durant des années, puisqu’il ne t’est plus même permis de boire un verre de vin sans t’exposer à radoter comme une vieille laveuse, et à raconter des histoires qui te rendraient la fable de David, de Schoultz, de Hâan et de tout le pays, si l’on savait pourquoi tu les racontes ?  »
    • « Aussi, là seulement, vous échangerez vos idées, là vous ne porterez pas, comme le dauphin de la fable, quelque singe sur vos épaules; là vous serez compris, et vous ne risquerez pas de mettre au jeu des pièces d'or contre du billon; là, des secrets bien trahis; là, des causeries légères et profondes ondoyent, tournent, changent d'aspect et de couleurs à chaque phrase.  »

    Fable

    Fable. Fait inventé et raconté dans le but de donner une leçon. Ce but est ce qui distingue la fable du conte, récit imaginé dans le but d’amuser, et qui d’ailleurs se renferme dans des limites moins étroites. Le conte est quelquefois imaginé pour instruire ; il prend alors l’épithète de moral, ce qui prouve que le conte moral fait exception dans le genre. Fable dans cette dernière acception est synonyme d’apologue. Quelle est l’origine de la fable ? A quel intérêt faut-il attribuer cette invention ? A plus d’un : un court examen suffira pour nous en convaincre. (suite)

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