Dais

Définition de « Dais »

dais (n. m.) : Ouvrage de bois, de tenture, etc., fait dans l'ancienne forme des ciels de lit et que l'on met à quelque hauteur, au-dessus d'un maître-autel, d'une chaire à prêcher, d'un trône, de la place où siègent, dans les occasions solennelles, certains personnages éminents, etc.
  • Un autel surmonté d'un dais.
  • Se placer sous un dais.
  • Les princes, les ducs, etc.
  • , avaient le dais.
  • Tendre un dais.

Par extension,

  • Dais de feuillage, de verdure, Berceau de feuillage.
  • Il se dit aussi d'un Poêle soutenu de deux ou de quatre petits montants, sous lequel on porte le Saint Sacrement, surtout dans les processions.
    • Porter le dais.
    • Tenir les cordons du dais.
    • Marcher sous un dais.
    En termes d'Automobilisme, il se dit d'un Toit démontable que l'on met sur les voitures découvertes.

    Citations

    • « Comme elle avait marché vite, elle s’assit au bord pour se reposer ; mais elle y fut à peine, qu’elle vit venir une dame, dont l’air majestueux répondit bien à la nombreuse suite qui l’accompagnait ; six filles d’honneur soutenaient la queue de son manteau ; elle s’appuyait sur deux autres ; ses gardes marchaient devant elle, richement vêtus de velours amarante, en broderie de perles : on portait un fauteuil de drap d’or, où elle s’assit, et un dais de campagne, qui fut bientôt tendu ; en même temps on dressa le buffet, il était tout couvert de vaisselle d’or et de vases de cristal.  »
    • « Il aimait l’immensité, non pas parce que l’immensité fait rêver à Dieu, mais parce que plus il y a d’espace, mieux on respire ; il aimait les étoiles, non pas parce qu’il pensait que c’étaient autant de mondes roulant dans l’espace, mais parce qu’il trouvait doux d’avoir au-dessus de sa tête un dais d’azur brodé de diamants, il aimait les hautes forêts, non pas parce que leurs profondeurs sont pleines de voix mystérieuses et poétiques, mais parce que leur voûte épaisse projette une ombre que ne peuvent pas percer les rayons du soleil.  »
    • « Ces deux animaux, dont il paraît être l'indifférent berger, interprètent, en leur langue joyeuse, les vieux proverbes populaires, " Ne sus Minervam " et " Asinus ad lyram " qui se peuvent traduire par ces équivalents : à chacun son métier, ne forçons point notre talent, car nous deviendrions aussi bêtes qu'un porc qui veut raisonner ou qu'un baudet qui prétend jouer de la lyre; mais lui, cet ange nimbé, les pieds nus, sous un dais, la poitrine couverte par un cadran de pierre, à quoi répond-il, que fait-il?  »
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