Cadre

Définition de « Cadre »

cadre (n. m.) : Bordure de bois, de marbre, de bronze, etc., dans laquelle on place un tableau, une estampe, un ouvrage de sculpture, etc.
  • Un cadre doré.
  • Un cadre bien sculpté.
  • Un cadre de plafond, de bas-relief.

Il désigne d'une façon générale, dans diverses industries, un Châssis fixe formé par des pièces de bois assemblées à angles droits.

  • Le cadre d'une porte, d'une fenêtre.

Par extension,

  • Cadre de bicyclette, Assemblage de tubes d'acier creux et émaillés qui en composent la charpente.
  • En termes de Marine, il se dit d'une Sorte de lit qui sert, sur les bâtiments, aux officiers, aux passagers et aux malades de l'équipage.
    • Nous avons dix hommes sur les cadres, Nous avons dix malades.
    • Il désigne au figuré le Plan et l'agencement des parties d'un ouvrage.
      • C'est un cadre heureux, mais il n'est pas bien rempli.
      • On fait entrer bien des choses dans un tel cadre.
      • Je lui ai fourni le cadre de ce travail.

      Il se dit encore figurément et collectivement, en termes d'Organisation militaire, de l'Ensemble des officiers et sous-officiers d'un corps de troupes constitué, en tant qu'ils sont destinés à diriger et unir ensemble les soldats qui les composent. Dans cette acception il s'emploie surtout au pluriel.

      • À cette affaire, le bataillon fut fort maltraité et ses cadres restèrent presque vides.
      • Il est prudent de conserver, en temps de paix, des cadres forts et bien organisés.
      • Un officier hors cadre.
      • Un officier du cadre colonial.
      • Il a été rayé des cadres.
      • La loi des cadres.

    • Cadre de réserve, Section de l'état-major général de l'armée comprenant les officiers généraux qui, à cause de leur âge, ne sont plus en activité, mais qui peuvent être encore employés activement en temps de guerre.
    • Dans cette acception il se dit aussi des autres administrations.

      • Faire partie des cadres de l'enseignement supérieur, secondaire.

      Citations

      • « Raccordées à celles que j’éprouvais maintenant dans un autre pays, sur une route semblable, s’entourant de toutes les sensations accessoires de libre respiration, de curiosité, d’indolence, d’appétit, de gaieté qui leur étaient communes, excluant toutes les autres, ces impressions se renforceraient, prendraient la consistance d’un type particulier de plaisir, et presque d’un cadre d’existence que j’avais d’ailleurs rarement l’occasion de retrouver, mais dans lequel le réveil des souvenirs mettait au milieu de la réalité matériellement perçue une part assez grande de réalité évoquée, songée, insaisissable, pour me donner, au milieu de ces régions où je passais, plus qu’un sentiment esthétique, un désir fugitif mais exalté, d’y vivre désormais pour toujours.  »
      • « Il commençait par la tenue des trémolos de violon que pendant quelques mesures on entend seuls, occupant tout le premier plan, puis tout d’un coup ils semblaient s’écarter et comme dans ces tableaux de Pieter de Hooch, qu’approfondit le cadre étroit d’une porte entr’ouverte, tout au loin, d’une couleur autre, dans le velouté d’une lumière interposée, la petite phrase apparaissait, dansante, pastorale, intercalée, épisodique, appartenant à un autre monde.  »
      • « Il m’a semblé plus tard que c’était un des côtés touchants du rôle de ces femmes oisives et studieuses, qu’elles consacrent leur générosité, leur talent, un rêve disponible de beauté sentimentale car, comme les artistes, elles ne le réalisent pas, ne le font pas entrer dans le cadre de l’existence commune et un or qui leur coûte peu, à enrichir d’un sertissage précieux et fin la vie fruste et mal dégrossie des hommes.  »
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