Cadet

Définition de « Cadet »

cadet, ette (n.) : Chacun des frères et des sœurs qui viennent après l'aîné par ordre de naissance. Il s'emploie aussi adjectivement.
  • Frère cadet.
  • Sœur cadette.
  • Branche cadette se dit de la Branche d'une maison sortie d'un cadet.
  • Branche cadette de Lorraine.

Il se dit aussi d'un Frère ou d'une Sœur par rapport à un frère ou à une sœur qui les ont précédés par ordre de naissance.

  • C'est mon cadet.
  • C'est ma cadette.

Il se dit souvent du Dernier-né des fils.

  • Cet enfant est le cadet de toute la maison.

Fig. et fam.,

  • C'est le cadet de mes soucis, C'est une chose dont je me préoccupe fort peu.
  • Par analogie, il désigne la moins âgée de Deux personnes qui ne sont ni frères ni sœurs.
    • Il est son cadet.
    • C'est ma cadette.

    Il se dit également en parlant des Personnes d'un même corps, ou d'une même compagnie, par rapport au temps où elles y ont été reçues.

    • Ce lieutenant se plaint qu'on ait fait capitaines plusieurs de ses cadets.
    • Je suis moins âgé que lui; mais, dans la compagnie, il est mon cadet.

    Il se disait autrefois d'un Jeune gentilhomme qui servait d'abord comme simple soldat, et bientôt après comme officier subalterne, pour apprendre le métier de la guerre.

    • Les cadets de l'ancienne France lui ont donné un vaste empire colonial.
    • Compagnies de cadets, Compagnies toutes composées de jeunes gens qu'on élevait dans l'art militaire.
    • Il entra dans une compagnie de cadets, ou simplement.
    • dans les cadets.
    • Plusieurs armées étrangères ont encore des cadets.
    • L'École des cadets.
    En termes de Sports, au jeu de Golf, il se dit de Celui qui est chargé de porter les clubs des joueurs et de les leur passer.

    Citations

    • « Le fils d’Hélène Brown, Tom Brown, celui-là, non pas le cadet d’Henri, mais son Sosie, car il avait le même âge, et les exploits d’Hélène, faisant sa vie aussi notoire que celle d’une actrice ou d’une reine, il était historiquement connu qu’elle n’avait jamais été mère qu’une fois, le fils d’Hélène Brown, disons-nous, était à Londres, suivant avec éclat les traditions de sa mère, déjà célèbre lui-même dans le monde des voleurs, et trompant comme en se jouant les poursuites de Gregory Temple, parvenu au maréchalat dans sa carrière depuis que le lord chef-juge l’avait nommé intendant supérieur.  »
    • « Levine, debout près de la porte de la salle, le vit passer, accablé, mais se hâtant de sortir ; la veille il était allé le trouver pour son affaire de tutelle, et se rappelait l’air digne et respectable du vieillard, sa grande maison d’aspect seigneurial, avec ses vieux meubles, ses vieux serviteurs, sa vieille et excellente femme coiffée d’un bonnet à coques et parée d’un châle turc ; son jeune fils, le cadet de la famille, était entré chez son père pour lui souhaiter le bonjour et lui baiser affectueusement la main.  »
    • « Quand Popinot se présenta vers midi, accompagné de son greffier, à la porte où il demanda monsieur d’Espard, la portière le conduisit au troisième étage, en lui racontant comme quoi monsieur d’Espard, pas plus tard que ce matin, avait fait battre ses deux enfants, et riait, comme un monstre qu’il était, en voyant le cadet qui mordait l’aîné jusqu’au sang, et comment sans doute il voulait les voir se détruire.  »
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