Cadavre

Définition de « Cadavre »

cadavre (n. m.) : Corps mort. On le dit surtout en parlant de l'Homme et des gros animaux.
  • Faire la dissection d'un cadavre.

Fig. et fam.,

  • C'est un cadavre ambulant, se dit d'une Personne qu'on voit aller et venir avec toutes les apparences d'une mort prochaine.

  • Citations

    • « Peut-être aussi qu'en armant son énigmatique déesse du lotus vénéré, le peintre avait songé à la danseuse, à la femme mortelle, au Vase souillé, cause de tous les péchés et de tous les crimes; peut-être s'était-il souvenu des rites de la vieille égypte, des cérémonies sépulcrales de l'embaumement, alors que les chimistes et les prêtres étendent le cadavre de la morte sur un banc de jaspe, lui tirent avec des aiguilles courbes la cervelle par les fosses du nez, les entrailles par l'incision pratiquée dans son flanc gauche, puis avant de lui dorer les ongles et les dents, avant de l'enduire de bitumes et d'essences, lui insèrent, dans les parties sexuelles, pour les purifier, les chastes pétales de la divine fleur.  »
    • « Sa tête sur le palier supérieur et ses grands membres étendus sur une demi-douzaine de marches, aussi négligemment qu'un cadavre jeté la par des croque-morts en goguette, gisait Hugh, son visage en l'air, sa longue chevelure éparpillée comme une algue sauvage sur son oreiller de bois avec sa large poitrine haletante dont le bruit troublait ce lieu à cette heure d'une manière si inaccoutumée.  »
    • « Le lendemain il fit enlever le cadavre de son ami, exposé à la morgue depuis trois jours, et le fit enterrer au cimetière du Mont-Louis ; près du tombeau d’Héloïse et d’Abélard, vous pourrez voir encore une pierre brisée, moussue, sur laquelle, se penchant, on lit avec peine ces mots : A CHAMPAVERT, JEAN-LOUIS.  »

    Cadavre

    Cadavre. Selon la loi des Juifs, quiconque avait touché un cadavre était souillé ; il devait se purifier avant de se présenter au tabernacle du Seigneur. Quelques censeurs des lois de Moïse ont jugé que cette ordonnance était superstitieuse. Il nous paraît au contraire, dit Bergier, qu’elle était très sage. C’était une précaution contre la superstition des païens, qui interrogeaient les morts pour apprendre d’eux l’avenir ou les choses cachées : abus sévèrement interdit aux Juifs, mais qui a régné chez la plupart des nations. (Voyez : Aimant, Cercueil, etc.)... (suite)

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