Cabrer (se)

Définition de « Cabrer (se) »

cabrer (se) (v. pron.) : Se dresser sur les pieds de derrière, en parlant d'un cheval effarouché.
Il signifie au figuré S'emporter, se révolter contre une proposition, un conseil, une remontrance, etc.
  • On ne saurait dire un mot qu'il ne se cabre.
  • Ne lui dites pas cela, vous le ferez cabrer.

Citations

  • « Nous fûmes bientôt sur la route, où Édouard faisait voler rapidement son gig, auquel était attelé ce cheval rétif qui effrayait tant ma belle-sœur ; une ou deux fois Jack parut disposé à se cabrer sous le mors, mais un coup de fouet vigoureusement appliqué le fit bientôt rentrer dans l’obéissance, et les narines dilatées et frémissantes de son maître exprimèrent la joie que celui-ci éprouvait du résultat de la lutte : du reste, Édouard ne me parla presque pas durant cette courte promenade, et n’ouvrit guère la bouche que pour jurer contre son cheval.  »
  • « Mais un second mousquet brillait dans la main de Magnus ; avec cette rapidité de coup d’œil particulière aux hommes de guerre, Jean de Werth comprit que le coup lui était destiné ; il serra violemment la bride de son cheval et le fit se cabrer ; l’éclair s’alluma, et avant que la détonation arrivât aux oreilles des cavaliers qui accompagnaient Jean de Werth, une balle s’enfonça dans le poitrail de l’animal qui s’abattit dans la poussière.  »
  • « Mais il ne fit que se cabrer ; l’attitude résolue des maroufles lui imposait et il supputait les chances d’un conflit ; le sourire protecteur et vaniteux, l’air de bêtise importante et satisfaite, se restéréotypa sur son masque d’orateur faubourien, et il entraîna au plus vite, à l’intérieur, l’affriolante cantatrice.  »
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