Cabaret

Définition de « Cabaret »

cabaret (n. m.) : Boutique où l'on vend en détail du vin et des boissons spiritueuses et où l'on vend aussi à manger.
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On dit quelquefois, familièrement,
  • Dîner au cabaret pour.
  • Dîner au restaurant.

Il s'est dit autrefois de Certains lieux de réunion d'hommes de lettres ou d'artistes qui se tenaient dans tel ou tel débit de vins.
Il désigne particulièrement aujourd'hui Certains établissements où l'on se réunit pour entendre des chansons satiriques ou politiques.
Il sert aussi à désigner des Caves à liqueurs.
Il se dit encore de l'Assortiment des tasses qu'on met sur le plateau.

  • Un cabaret de porcelaine.

Citations

  • « Mais ce seigneur ayant été roué au bout de deux ans avec une trentaine de boyards pour quelque tracasserie de cour, je profitai de cette aventure; je m’enfuis; je traversai toute la Russie; je fus longtemps servante de cabaret à Riga, puis à Rostock, à Vismar, à Leipsick, à Cassel, à Utrecht, à Leyde, à La Haye, à Rotterdam: j’ai vieilli dans la misère et dans l’opprobre, n’ayant que la moitié d’un derrière, me souvenant toujours que j’étais fille d’un pape; je voulus cent fois me tuer, mais j’aimais encore la vie.  »
  • « Bel-Argent, disons-nous, au moment de la rencontre, s’était prudemment reculé jusqu’au détour du chemin de la Corderie, s’était éclipsé dans la rue du Temple, et, pour plus de précaution, s’était terré dans un cabaret borgne où les soldats de garde au château venaient boire, jouer aux dés et lutiner les pauvres filles qui, le soir venu, y cherchaient un refuge contre la morale publique représentée par le guet.  »
  • « Elles portaient des robes d’une excessive légèreté, des robes d’une sorte de gaze vaporeuse qu’une ribaude du cabaret du Val-d’Amour eût hésité à revêtir, des robes subtilement arrangées pour dévêtir, plutôt que pour habiller ces trois admirables statues qui semblaient des copies de déesses du Parthénon, mais des copies palpitantes de vie.  »
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