Baigner

Définition de « Baigner »

baigner (v. tr.) : Immerger et faire séjourner un corps plus ou moins longtemps dans l'eau ou dans quelque autre liquide.
  • Baigner un enfant.
  • On l'a baigné durant quinze jours.
  • Baigner un chien.
  • Se baigner les pieds, les yeux, etc.
  • Se baigner dans la rivière, à la mer.
  • Aller se baigner.
  • Cet oiseau aime beaucoup à se baigner.
  • Faire baigner des chevaux, un chien.

On dit de même.

  • Baigner une partie malade.

Fig.,

  • Se baigner dans le sang, Faire mourir beaucoup de gens.
  • Ce tyran s'est baigné dans le sang de ses sujets.

Il se dit aussi des Mers, des rivières, etc., par rapport aux lieux qu'elles entourent ou qu'elles touchent.

  • Les continents que baignent ces vastes mers.
  • Le fleuve qui baigne ces murs.
  • Cette rivière baigne la limite de mon jardin.

Il signifie encore, par exagération, Mouiller, arroser.

  • Baigner son lit de larmes.
  • Les pleurs qui baignaient son visage.

Il est aussi intransitif et signifie Être entièrement plongé et tremper plus ou moins longtemps dans un liquide.

  • Il faut que ces herbes baignent dans l'esprit-de-vin, que ces concombres baignent dans le vinaigre.
  • Ce malade baigne dans sa sueur.
  • Être baigné de sueur.
  • Baigner dans son sang, Perdre beaucoup de sang, en être couvert.
  • Nous le trouvâmes baigné dans son sang.

Citations

  • « Ces longues files de voitures alignées, qui toujours attendent qu’on les prenne ; ces livres rangés sur les rampes dans de petites caisses, où chacun peut chercher ce qui lui plaît ; ces grandes maisons dans le fleuve couvertes de toile, où l’on peut se baigner ; ces bateaux de charbon qui ressemblent à des carrières, enfin tous ces mille et mille spectacles qui montrent l’esprit des hommes, leur sagesse, leur bon sens, leur idée de s’enrichir, m’étonnaient, et je criais toujours : C’est plus beau qu’on ne peut le penser !  »
  • « Dans un bassin profond aux parois adoucies, qui semble quelque somptueux sarcophage de roi, j’arrête ma promenade pour me baigner ; alors, levant les yeux, j’aperçois de grandes bêtes à tournure antédiluvienne, penchées tout au bord des escarpements d’en haut et me regardant, le cou tendu, d’un air d’intime connaissance : nos dromadaires, qui sans doute réfléchissent au moyen de descendre jusqu’à l’eau convoitée, et qui peut-être aussi goûtent, à leur manière, le matin suave.  »
  • « Je voulais avant de partir revoir une dernière fois Faa, les grands cocotiers et les grandes plages de corail ; je voulais jeter un coup d’œil dernier sur tous ces paysages tahitiens ; je voulais revoir Apiré, et me baigner encore avec ma petite amie dans le ruisseau de Fatoua ; je désirais dire adieu à une foule d’amis indigènes ; je voulais voir tout et tout le monde, je ne pouvais prendre mon parti de tout quitter.  »
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