Babil

Définition de « Babil »

babil (n. m.) : Abondance de paroles inutiles.
  • Il nous étourdit par son babil.

Citations

  • « Ce fut dans cette pension que commencèrent, sinon mes premières douleurs, du moins mes premières hontes : là, plus de parents, par conséquent plus de refuge, déjà des distinctions, déjà des préférences en faveur de la toute-puissance de l’or ; là, je fus initiée peu à peu par le babil de mes compagnes à cette triste science du monde qui resserre les limites de la volonté, qui apprend à modérer ses désirs, qui marque à chacune, à côté de la place que lui a faite la naissance, la place que la fortune lui a faite.  »
  • « Plus vive, plus charmante, plus gaie que jamais après avoir rejeté deux ou trois prétendus, elle s’élançait dans les fêtes de l’hiver et courait aux bals où ses yeux perçants examinaient les célébrités du jour ; où souvent, à l’aide de son ravissant babil, elle parvenait à deviner les secrets du cœur le plus mystérieux, où elle se plaisait à tourmenter tous les jeunes gens, à exciter avec une coquetterie instinctive des demandes qu’elle rejetait toujours.  »
  • « Mais je crois qu’à Hurle-Vent la cuisine a dû battre en retraite dans une autre partie du bâtiment, car j’ai perçu au loin, dans l’intérieur, un babil de langues et un cliquetis d’ustensiles culinaires ; puis je n’ai remarqué, près de la spacieuse cheminée, aucun instrument pour faire rôtir ou bouillir, ni pour faire cuire le pain, non plus qu’aucun reflet de casseroles de cuivre ou de passoires de fer-blanc le long des murs.  »
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