Alphabet

Définition de « Alphabet »

alphabet (n. m.) : Réunion de toutes les lettres d'une langue rangées dans l'ordre établi pour cette langue.
  • Alphabet hébreu.
  • Alphabet arabe.
  • Alphabet grec.
  • Alphabet latin.
  • L'alphabet français.
  • Les alphabets européens.

Fig. et fam.,

  • Il n'est encore qu'à l'alphabet, se dit de quelqu'un qui n'a encore que les premiers commencements d'une science.
  • Il faut le renvoyer à l'alphabet, se dit de quelqu'un qui n'a pas les premiers principes de la chose dont on parle.
  • Il se dit aussi d'un Petit livre qui contient les lettres de l'alphabet et les premières leçons qu'on donne lorsqu'on enseigne à lire.
    • Acheter un alphabet pour un enfant.
    • Il a perdu son alphabet.

    Citations

    • « Je l’arrêtai de mon côté assez solidement pour qu’elle pût supporter mon poids, puis je m’élançai avec l’agilité d’un marin ; arrivé au haut du mur, je ne pris pas le temps de descendre, et, sans calculer la hauteur, sans savoir où je tomberais, je m’élançai dans le jardin et j’allai rouler aux pieds de Fatinitza, au milieu d’une plate-bande de ces fleurs, notre odorant alphabet d’amour.  »
    • « Pour lors, sachant mon talent pour prendre les loutes, car je les connais comme vous pouvez connaître votre alphabet, il m’a donc dit comme ça : Père Fourchon, quand vous trouverez une loute, apportez-la-moi, qui me dit, je vous la payerai bien, et si elle était tachetée de blanc sul’dos, qui me dit, je vous en donnerais trente francs.  »
    • « Avec un peu de bonne volonté, j’aurais pu croire par souvenir que le poids qui oppressait mon cœur, c’était encore cet abominable alphabet d’autrefois avec ses vignettes ovales, que je comparais dans mon enfance à des verres de lunettes.  »

    Alphabet

    Alphabet. On désigne ainsi la réunion des lettres, d’une langue disposées dans un certain ordre conventionnel. Ce mot est formé des noms des deux premières lettres des Grecs, alpha, bêta. Voltaire l’a beaucoup critiqué, comme étant une partie de la chose signifiée plutôt qu’un véritable nom, et Nodier a proposé d’y substituer le terme grammataire, terme sans doute fort bien formé, mais qui n’a encore été adopté par personne. Quoi qu’il en soit du mérite de celui que l’usage a fait prévaloir, il exprime la représentation de la parole analysée en ses éléments les plus simples. Leibnitz allait loin, sans doute, lorsqu’il disait : « Donnez-moi un bon alphabet et je vous donnerai une langue bien faite ; » mais tout le monde reconnaîtra avec Nodier qu’un tel alphabet est « la condition absolue, la condition exclusive, sans laquelle il n’existera jamais une bonne orthographe. » Un alphabet bien fait devrait se composer d’autant de caractères... (suite)

    Alphabet