Abord

Définition de « Abord »

abord (n. m.) : Action d'arriver au bord, de toucher le rivage.
  • Nous avons tenté l'abord inutilement.
  • À notre abord dans l'île, nous fûmes attaqués.
  • L'abord de cette côte est difficile et dangereux.

Il se dit, d'une manière plus générale, pour signifier Accès.

  • On a tenté l'abord de ce pays.
  • Ce pays est d'un abord difficile.

Il conserve le même sens, mais avec plus d'extension au pluriel, et signifie Ce qui entoure une localité, un monument, une maison.

  • Les abords d'une place de guerre, d'une ville, d'un château.

Il se dit figurément en parlant des Personnes dont on s'approche et de l'Accueil qu'elles font.

  • Cette personne a l'abord facile,
  • gracieux, est d'un abord facile, gracieux.
  • Craindre l'abord de quelqu'un.
  • Il m'avait paru froid à l'abord, mais bientôt il se montra plus aimable.

, loc. adv. Au commencement, premièrement.

  • D'abord il semble que cela soit vrai.

On dit plutôt aujourd'hui.

  • Tout d'abord.

, locutions adverbiales et figurées, Dès le premier instant, sur le champ.

  • J'ai compris tout d'abord qu'il voulait me flatter.
  • Au premier abord, de prime abord, cette question paraît facile à résoudre.
  • Il est franc et me parut tel du premier abord.
  • Dès l'abord, j'ai senti que je devais me tenir sur mes gardes avec lui.

  • Je lui ai dit cela dès l'abord, En l'abordant, avant toute chose.
  • , loc. conj. Dès que, aussitôt que.

    • D'abord qu'il le vit, il le reconnut.
    Il est vieux.

    Citations

    • « Jean Knightley était un homme grand, distingué et très intelligent ; il occupait une des premières places dans sa profession et en même temps il avait toutes les qualités d’un homme d’intérieur ; ses manières un peu froides et réservées l’empêchaient au premier abord de paraître aimable, et il était susceptible de marquer, à l’occasion, quelque mauvaise humeur : sa femme, du reste, avait pour lui une véritable idolâtrie qui contribuait à développer cette tendance ; elle accueillait avec une douceur inaltérable les manifestations souvent brusques des opinions maritales.  »
    • « Swann ne le savait-il pas par sa propre expérience, et n’était-ce pas déjà, dans sa vie comme une préfiguration de ce qui devait arriver après sa mort un bonheur après décès que ce mariage avec cette Odette qu’il avait passionnément aimée si elle ne lui avait pas plu au premier abord et qu’il avait épousée quand il ne l’aimait plus, quand l’être qui, en Swann, avait tant souhaité et tant désespéré de vivre toute sa vie avec Odette, quand cet être-là était mort ?  »
    • « William, le vieux valet de chambre anglais, avait joui de son vivant, dans le pays, d’une popularité médiocre ; son abord froid et son accent étranger tenaient la familiarité à distance ; mais, maintenant qu’il était mort, on le regrettait sincèrement, parce que, comme le disait très-bien Mme Etienne, cordon bleu du château de Belcamp, un jour ou l’autre il aurait pu parler.  »
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