Abolir

Définition de « Abolir »

abolir (v. tr.) : Mettre hors d'usage, réduire à néant.
  • Les nouvelles coutumes ont aboli les anciennes.
  • Cette loi fut abolie en fait, sans être formellement révoquée.
  • Cette loi trop sévère, cette coutume bizarre s'est abolie d'elle-même.
  • Le culte des faux dieux fut aboli.
  • Plus d'une fois les Romains firent des lois pour abolir les
  • dettes.
  • Abolir la mémoire du passé.
  • Abolir le passé.
  • Un usage aboli.

En termes d'ancien Droit criminel,

  • Abolir un crime, En arrêter ou en interdire la poursuite judiciaire par un acte d'autorité souveraine.
  • Tout crime s'abolit au bout d'un certain nombre d'années.

Citations

  • « Sans doute, elle était en germe depuis que les hommes de nations différentes se sont entr’aidés en toute sympathie et pour leurs intérêts communs ; elle prit même une existence théorique le jour où les philosophes du dix-huitième siècle dictèrent à la Révolution française la proclamation des Droits de l’Homme ; mais ces droits étaient restés une simple formule et l’assemblée qui les avait criés au monde se gardait bien de les appliquer : elle n’osait pas même abolir l’esclavage des noirs de Saint-Domingue et ne céda qu’après des années d’insurrection, lorsque la dernière chance de salut était à ce prix.  »
  • « Les prétentions de cet autre sixième du monde, naguère le plus arriéré et le plus esclave de tous les pays et qui, se plaçant en téte du vrai progrès humain, édifie une société égalitaire et prolétarienne dans la lutte pour abolir les classes, ont paru, à juste titre, du reste, néfastes pour le principe fondamental du capitalisme, qui reste, coûte que coûte, l’exploitation de l’homme par l’homme.  »
  • « Les hébertistes, qui voulaient abolir l’Etre suprême, venaient d’être guillotinés ; on cherchait de tous les côtés leurs complices, et naturellement plus d’un frémissait car on ne voulait plus d’ivrognes, plus de débauchés, plus d’êtres éhontés qui renient la justice et l’humanité ; on ne parlait plus que de Robespierre et du règne de la vertu.  »
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