Ablution

Définition de « Ablution »

ablution (n. f.) : Action de laver. Ce mot, en termes de Liturgie, désigne le Vin que le prêtre prend après la communion, ainsi que le vin et l'eau qu'on verse sur ses doigts et dans le calice après qu'il a communié.
  • Avant l'ablution.
  • Après l'ablution.
  • Quand le prêtre prend l'ablution.

Il se dit aussi d'une Pratique commandée par quelques religions, et qui consiste à se laver diverses parties du corps à des heures déterminées.

  • Les Musulmans font plusieurs ablutions par jour.
  • Les Hindous font leurs ablutions dans le Gange.

Il se dit encore de l'Action de se laver, indépendamment de toute pratique religieuse.

  • Chaque matin il fait ses ablutions.

Citations

  • « Alors il fit jouer avec une grande vigueur la poignée d'une pompe qui se trouvait près de là ; et, fourrant sa tête sous le robinet, il se mit à prendre une bonne douche, laissant l'eau tomber en cascade de chacun de ses cheveux vierges du peigne ; et quand il fut trempé jusqu'à la ceinture, considérablement rafraîchi d'esprit et de corps par cette ablution, et presque dégrisé pour le moment, il se sécha du mieux qu'il put ; puis il franchit la chaussée, et fit manœuvrer le marteau de la porte de Middle-Temple.  »
  • « Certes ce n’est pas la mère, comme le dit le vieil auteur, qui jette sa boule dans l’eau : c’est le nuage qui accomplit la libératrice ablution ; c’est la pluie qui rend possible l’ultime délivrance.  »
  • « Après cette ablution, ils gagnent leur abri sous la planchette et tranquillement y font longue sieste.  »

Ablution

Ablution. Nous ne dirons point avec la hardiesse d’un savant moderne : Les ablutions sont en morale ce que les talismans sont en médecine. Il ne faut considérer ici que l’origine de cette cérémonie religieuse chez les anciens, et le but de son institution primitive. Établie d’abord par un motif d’utilité générale, la propreté du corps, tous les peuples la pratiquèrent bientôt ; et comme partout, chez, les adorateurs des faux dieux et dans le vrai culte, la purification du corps est le symbole naturel de celle de l’âme, l’usage fut donc de se laver avant les sacrifices. Profitant de cette coutume si nécessaire à la santé dans les pays chauds, les législateurs et les théurgistes en ont fait un acte religieux. Jacob, avant d’offrir un sacrifice à Rhétel, ordonne à ses serviteurs de se laver ; Moïse prescrivit aux Hébreux un grand nombre d’ablutions, et Jésus-Christ les a consacrées par le baptême. Les mahométans ont emprunté cette pratique... (suite)

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