Abjuration

Définition de « Abjuration »

abjuration (n. f.) : Action d'abjurer.
  • Abjuration publique, solennelle.
  • Abjuration de l'hérésie.
  • Recevoir l'abjuration de quelqu'un.
  • Il a fait abjuration de ses erreurs.
  • Cette abjuration de ses anciens principes lui a fait beaucoup d'ennemis.

Citations

  • « Cet ordre, adressé au consul de Bréau, est identique à ceux donnés aux autres consuls et il est accompagné des instructions suivantes : Suivant l’ordre ci-dessus, vous ne manquerez pas de visiter incessamment toutes les maisons de Bréau, et, en cas que vous y trouviez quelques-uns, soit femmes, filles ou enfants au-dessus de quatorze ans, même des valets, qui n’aient pas fait leur abjuration, vous m’en donnerez avis aujourd’hui, ce soir, afin que j’y mette garnison, et si, dans la visite que je ferai demain de votre quartier, par chaque maison, il s’en trouve quelqu’un, je m’en prendrai à vous, comme d’une chose contraire au service du roi.  »
  • « Il avait publié en 1681 la déclaration suivante : Voulons et nous plaît que nos sujets de la religion prétendue réformée, tant mâles que femelles ayant atteint l’âge de sept ans puissent et qu’il leur soit loisible d’embrasser la religion catholique et que à cet effet ils soient reçus à faire leur abjuration de la religion prétendue réformée, sans que leurs pères et mères ou autres parents y puissent donner aucun empêchement.  »
  • « Il ne faut jamais passer d’un camp dans un autre sans s’être fait un bon lit où l’on se console des pertes auxquelles ou doit s’attendre ; mais, dans tous les cas, un homme sage va voir ses amis, leur expose ses raisons, et se fait conseiller par eux son abjuration, ils en deviennent les complices, ils vous plaignent, et l’on convient alors, comme Nathan et Merlin leurs camarades, de se rendre des services mutuels.  »

Abjuration

Abjuration. L’abjuration, dans le sens le plus général, est l’acte par lequel on renonce solennellement et avec serment à une chose, à une erreur, surtout à une hérésie. L’histoire et la jurisprudence nous offrent quatre espèces d’abjuration, civile, féodale, politique, religieuse. 1° Abjuration civile. Les Romains appelaient abjuration de la chose la dénégation faite, avec faux serment, d’une dette, d’un gage, d’un dépôt. Abjurare mihi certius est quam dependere (Cicéron) ; j’aime mieux nier avec serment que de payer. Dans ce sens, l’abjuration est la même chose que le parjure, et l’opposé d’éjuration. 2° Abjuration féodale. Les anciennes coutumes d’Angleterre appelaient abjuration l’acte par lequel celui qui s’était rendu coupable de félonie jurait de quitter le royaume pour toujours, et par là s’affranchissait de toute peine. Il sortait librement d’Angleterre, en portant à la main une croix appelée bannière de... (suite)

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