Abdication

Définition de « Abdication »

abdication (n. f.) : Action d'abdiquer. Il se dit en parlant de Celui qui abdique et de la Chose abdiquée.
  • L'abdication de Dioclétien.
  • Charles-Quint fit abdication à Bruxelles.
  • L'abdication d'une couronne, d'un empire est quelquefois suivie de regrets.

Il signifiait aussi, dans notre ancienne Jurisprudence, Acte par lequel un père privait son fils des droits que celui-ci avait, à ce titre, dans sa succession.

  • L'abdication était une exhérédation prononcée pendant la vie et susceptible de révocation.

Citations

  • « Si en voyage il rencontrait une famille qu’il eût été plus élégant de ne pas chercher à connaître, mais dans laquelle une femme se présentait à ses yeux parée d’un charme qu’il n’avait pas encore connu, rester dans son quant à soi et tromper le désir qu’elle avait fait naître, substituer un plaisir différent au plaisir qu’il eût pu connaître avec elle, en écrivant à une ancienne maîtresse de venir le rejoindre, lui eût semblé une aussi lâche abdication devant la vie, un aussi stupide renoncement à un bonheur nouveau, que si au lieu de visiter le pays, il s’était confiné dans sa chambre en regardant des vues de Paris.  »
  • « Pendant que la foule rédigeait sa protestation, l’Assemblée votait : 1° Cette mesure préventive : Si le roi rétracte son serment, s’il attaque son peuple ou ne le défend point, il abdique, devient simple citoyen, et est accusable pour les délits postérieurs à son abdication ; 2° Cette mesure répressive : Seront poursuivis : Bouillé, comme coupable principal, et, comme coupables secondaires, toutes les personnes ayant pris part à l’enlèvement du roi.  »
  • « Sylvie, pour qui se faire un nom ce n’était pas écrire, mais voir tous les jours des gens des lettres et des gens qui parlent d’eux, considérait le bail comme une abdication, un renoncement définitif à toute sa vaniteuse gloriole ; et d’un autre côté, tout lui plaisait ici, et elle partageait aussi les désirs qu’avait pour elle madame de Dracézaire.  »

Abdication

Abdication. Abandon de la puissance souveraine ou des droits de cité. Les princes peuvent seuls abdiquer le pouvoir ; des citoyens peuvent seuls abdiquer leur patrie. L’abandon des suprêmes magistratures se nomme abdication lorsqu’il est volontaire, déposition lorsqu’il est forcé. Si un citoyen renonce volontairement à sa patrie, il l’abdique ; s’il fuit pour se soustraire à des lois tyranniques, il émigre ; s’il émigre au moment où le pays peut avoir besoin de ses secours, il déserte ; s’il va se réunir aux étrangers contre la liberté de ses compatriotes, il devient ennemi. Coriolan, le connétable de Bourbon, et tous les émigrés qui leur ressemblent, sont des transfuges. L’abandon du pays peut être forcé. Il prend le nom d’exil lorsqu’il est temporaire et que la tyrannie s’arrête aux frontières : Athènes, Rome, toutes les républiques ont connu l’ostracisme ; aucune n’a poursuivi l’exilé dans le lieu qu’il avait choisi pour refuge. (suite)

Alphabet