Abbaye

Définition de « Abbaye »

(On prononce
  • Abéyie.
  • Monastère d'hommes, qui a pour supérieur un abbé, ou de femmes, qui a pour supérieure une abbesse.
  • Abbaye royale, ou.
  • de fondation royale.
  • Abbaye sécularisée.
  • Abbaye de Saint-Benoît, de l'ordre de Cîteaux.

Il s'est dit du Bénéfice attaché au titre d'abbé.

  • Le roi lui donna une abbaye.
  • Il avait, il possédait jusqu'à trois abbayes.

  • Abbaye en règle, Celle à laquelle on ne peut nommer qu'un religieux.
  • Abbaye en commende, Celle à laquelle on pouvait nommer un ecclésiastique séculier.
  • se dit encore des Bâtiments du monastère.

    • Une abbaye bien bâtie.
    • Une abbaye qui tombe en ruines.

    Prov. et fig.,

    • Pour un moine l'abbaye ne faut pas, Quand plusieurs personnes sont convenues de se réunir, et qu'une d'elles manque à la réunion, on ne laisse pas de faire ce qui avait été résolu.

    • Citations

      • « Ici les routes sont coupées parce qu’elles passent sur le domaine d’un seigneur frank ou d’une abbaye ; ailleurs les ponts ont été détruits par quelque bande armée afin d’assurer sa retraite ; aussi étions-nous forcés à des détours incroyables pour arriver au terme de notre voyage ; souvent nous passions plusieurs nuits dans les champs ; parfois encore il nous fallait abattre les arbres voisins des rivières afin de construire des radeaux où nous nous aventurions, n’ayant que ce moyen de traverser les fleuves ; foi de Vagre, ce n’était pas autrement en Vagrerie.  »
      • « Le juif Mardochée, reprit le vieil orfèvre en réfléchissant, ce marchand de chair gauloise, grand ami de l’intendant Ricarik, est venu depuis peu de jours fort souvent ici ; il se trouvait au couvent de Saint-Saturnin lors de la donation de cette abbaye à votre fils et à ses hommes ; il aura, sans nul doute, pris les devants afin d’avertir l’abbesse, aussi a-t-elle fait ses préparatifs de défense contre les guerriers qui venaient la déposséder.  »
      • « Le cloître resté dans l'imagination de Durtal à l'état confus, hors du temps, sans lieu ni date, n'empruntant au souvenir vécu de la Trappe que la sainteté de son obédience, pour lui adjoindre aussitôt la chimère d'une abbaye, plus littéraire, plus artiste, régie par des règles conciliantes, dans un milieu plus doux, ce cloître idéal, fabriqué de bric de réalité et de broc de rêve, se définissait maintenant.  »

      Abbaye

      Abbaye, — Abbé, — Abbesse. Le mot Abbaye, en latin Abbatia, sert à désigner un monastère dont les religieux ou les religieuses sont gouvernés par un abbé ou par une abbesse ; il se prend aussi pour le bénéfice ou les revenus dont jouit l’abbé ou l’abbesse ; enfin il s’applique encore à l’ensemble des bâtiments destinés au logement et au service des religieux dirigés par l’abbé et de l’abbé lui-même. Originairement les abbés étaient élus par les moines, et les abbesses par les nonnes ; généralement leur nomination recevait ensuite la confirmation du pape ou au moins celle de l’archevêque métropolitain. Mais les monarques et les princes souverains, par suite des donations qu’ils firent aux abbayes, s’arrogèrent cette nomination, en retour de leur libéralité ; puis ils se la réservèrent dans les abbayes dont ils furent les fondateurs. Dès lors, on commença à distinguer les abbayes en règle des abbayes en commende. Les premières,... (suite)

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