Abbé

Définition de « Abbé »

abbé (n. m.) : Celui qui porte le costume ecclésiastique et remplit ou se prépare à remplir les fonctions sacerdotales.
  • Nous avons rencontré plusieurs abbés.
  • Allez parler à Monsieur l'abbé.
  • Les abbés du catéchisme de Saint-Sulpice sont généralement de jeunes séminaristes.

Il s'est dit de Celui qui dirigeait une abbaye.

  • Abbé de l'ordre de Saint-Benoît.
  • Abbé régulier.
  • Abbé crossé et mitré.
  • Élire un abbé.
  • Bénir un abbé.

Prov. et fig.,

  • Nous l'attendrons comme les moines font l'abbé, S'il n'arrive pas à l'heure du dîner, nous nous mettrons à table sans lui.
  • Prov. et fig.,
    • Le moine répond comme l'abbé chante, Ordinairement les inférieurs prennent quelque chose du ton, des habitudes de leurs supérieurs.
    • Il se disait aussi de Tout homme qui portait l'habit ecclésiastique, sans remplir les fonctions sacerdotales.
      • Un jeune abbé.
      • Un petit abbé.
      • Un abbé de cour.

      Citations

      • « Une fois le vrai coupable arrêté et entraîné par les gendarmes sur la grande route ; Une fois le maire sorti, la tête basse et jetant en arrière un regard de repentir ; Une fois les braves habitants de la Maison-Neuve rendus à eux-mêmes et débarrassés des étrangers, car la mère Tellier, la bonne ménagère, car le digne abbé Grégoire, car Lajeunesse et Bobineau, ces deux habiles acteurs qui avaient contribué au dénouement du drame, car l’ami François, l’adroit suiveur de traces qui l’avait accompli avec une sagacité qui eût fait honneur au dernier des Mohicans, n’étaient point des étrangers, rien ne troubla plus l’explosion de joie qui éclata dans la famille.  »
      • « Et voyant que Durtal ne répliquait pas et baissait le nez : - Croyez-en un homme qui a connu ces épreuves ; si vous ne vous étreignez pas, tandis que vous serez encore sous l'impression toute chaude de la Trappe, vous flotterez entre le désir et le regret, sans avancer ; vous vous ingénierez à vous découvrir des excuses pour ne pas vous confesser ; vous tâcherez de croire qu'il est impossible de vous aboucher, à Paris, avec un abbé qui vous comprenne.  »
      • « Au reste, nous avons oublié de dire que, de même que tout le monde ignorait les progrès cachés que Mathieu avait faits, chez le bon abbé Grégoire, dans la lecture de l’écriture, tout le monde ignorait aussi que cette maladresse fût feinte, et que, lorsque Mathieu le voulait bien, il envoyait sa charge de plomb à un perdreau et sa balle à un sanglier avec autant de justesse qu’aucun des tireurs de la forêt.  »

      Abbé

      Abbé, d’un mot hébreu qui signifie père. Dans l’origine un abbé était le supérieur d’un monastère de religieux érigé en abbaye, soit qu’il fut le fondateur de ce monastère, soit qu’il eût été élu chef de la communauté par les moines qui la composaient. Les actes des conciles et les capitulaires de Charlemagne avaient voulu que tout abbé dépendît de son évêque ; mais avec le temps bon nombre d’abbés réussirent à secouer le joug de l’ordinaire. Quelques-uns ne tardèrent même pas à vouloir marcher les égaux de ceux qui naguère étaient leurs supérieurs, et ils se parèrent des différents insignes de l’épiscopat. C’est de la sorte que certains abbés portaient la mître et d’autres la crosse, et que tous se firent concéder le droit de conférer la tonsure et les ordres mineurs. Au cinquième siècle, en France et en Italie, les rois et les grands, tentés par les richesses des abbayes, s’emparèrent de ces établissements pieux, et s’en... (suite)

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