Abaisser

Définition de « Abaisser »

abaisser (v. tr.) : Faire descendre, diminuer la hauteur.
  • Abaisser un store.
  • Le terrain s'abaisse insensiblement à mesure qu'on avance vers la mer.
  • Le soleil s'abaissait sur l'horizon.
  • Abaissez vos regards sur cette plaine.
  • Abaisser une muraille.
  • Abaisser le ton de la voix.
  • Sa voix, son ton s'abaisse à mesure que son esprit se calme.

En termes de Géométrie,

  • Abaisser une perpendiculaire sur une ligne, Mener une perpendiculaire à une ligne d'un point pris hors de cette ligne.
  • En termes d'Algèbre,
    • Abaisser une équation, Réduire à un moindre degré une équation d'un degré supérieur.
    • En termes de Pâtisserie,
      • Abaisser de la pâte, La rendre mince, en l'étendant avec le rouleau.
      • Il s'emploie encore figurément et signifie Déprimer, humilier.
        • Dieu abaisse les superbes.
        • Je n'abaisserai point ma dignité, mon caractère, à me commettre, jusqu'à me commettre avec lui.
        • Cet historien affecte d'abaisser nos grands hommes.

        signifie aussi au sens moral S'avilir, se dégrader.

        • Je ne m'abaisserai point à me justifier, à feindre.
        • Il s'abaisse à des démarches indignes de lui.
        • Il sait être aimable à tous sans jamais s'abaisser.

        Il signifie particulièrement S'humilier, se soumettre.

        • S'abaisser devant la volonté de Dieu, sous la main de Dieu.

        Le participe passé
        , se dit, en termes de Blason, de Toutes les pièces placées dans l'écu au-dessous de leur situation ordinaire, et particulièrement du Vol des oiseaux, lorsque l'extrémité de leurs ailes est inclinée vers la pointe de l'écu.

        • Vol abaissé.

        Citations

        • « Je savais que Mlle Swann allait souvent à Laon passer quelques jours et, bien que ce fût à plusieurs lieues, la distance se trouvant compensée par l’absence de tout obstacle, quand, par les chauds après-midi, je voyais un même souffle, venu de l’extrême horizon, abaisser les blés les plus éloignés, se propager comme un flot sur toute l’immense étendue et venir se coucher, murmurant et tiède, parmi les sainfoins et les trèfles, à mes pieds, cette plaine qui nous était commune à tous deux semblait nous rapprocher, nous unir, je pensais que ce souffle avait passé auprès d’elle, que c’était quelque message d’elle qu’il me chuchotait sans que je pusse le comprendre, et je l’embrassais au passage.  »
        • « Ses yeux verdâtres, semés de points bruns, étaient toujours pâles ; mais s’il s’agissait de ses enfants, s’il lui échappait de ces vives effusions de joie ou de douleur, rares dans la vie des femmes résignées, son œil lançait alors une lueur subtile qui semblait s’enflammer aux sources de la vie et devait les tarir ; éclair qui m’avait arraché des larmes quand elle me couvrit de son dédain formidable et qui lui suffisait pour abaisser les paupières aux plus hardis.  »
        • « Parce qu’il est tout jeune et tout inexpérimenté encore ; parce qu’il n’est pas digne de commander en chef, parce qu’enfin si Votre Majesté a bien voulu abaisser ses regards sur moi, qui me nomme Charny, pour m’honorer de son amitié, ce n’est point une raison pour que je place ma famille aux dépens d’une foule de braves gentilshommes plus dignes que mes frères.  »
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