Abaissement

Définition de « Abaissement »

abaissement (n. m.) : Action d'abaisser, de s'abaisser, ou Résultat de cette action.
  • L'abaissement d'un mur.
  • L'abaissement des eaux.
  • L'abaissement du mercure dans le baromètre.
  • L'abaissement de la voix.

En termes d'Astronomie,

  • Abaissement d'un astre, Quantité dont on doit diminuer la hauteur apparente d'un astre pour avoir sa hauteur vraie.
  • Il est plus souvent employé au figuré et signifie Diminution, affaiblissement.
    • Abaissement des caractères.
    • Abaissement de l'âme.
    • Louis XI travailla beaucoup à l'abaissement de la maison de Bourgogne.
    • L'abaissement de la natalité.
    • L'abaissement des revenus, du taux de l'intérêt.

    Il s'emploie encore absolument et signifie Humiliation volontaire, état dans lequel on se met quand on s'abaisse volontairement.

    • Se tenir dans l'abaissement devant Dieu.

    Il signifie aussi Humiliation forcée, état de bassesse où l'on est mis malgré soi.

    • Cet esprit altier se révolte contre un si grand abaissement.
    • Cette famille est réduite à vivre dans l'abaissement.

    Citations

    • « Sa situation précédente, quand Diane de Poitiers régnait sur le roi Henri II, était plus supportable : elle obtenait au moins les honneurs dus à une reine et les respects de la cour ; tandis qu’en ce moment le duc et le cardinal, qui n’avaient autour d’eux que leurs créatures, semblaient prendre plaisir à son abaissement ; Catherine, embastillée par des courtisans, recevait, non pas de jour en jour, mais d’heure en heure, des coups qui blessaient son amour-propre ; car les Guise tenaient à continuer avec elle le système qu’avait adopté contre elle le feu roi.  »
    • « Puis les images de sa vie simple et tranquille, parée des plus vives fleurs du sentiment ; ce David plein de génie qui l’avait si noblement aidé, qui lui donnerait au besoin sa vie ; sa mère, si grande dame dans son abaissement, et qui le croyait aussi bon qu’il était spirituel ; sa sœur, cette fille si gracieuse dans sa résignation, son enfance si pure et sa conscience encore blanche ; ses espérances, qu’aucune bise n’avait effeuillées, tout refleurissait dans son souvenir.  »
    • « Puis les images de sa vie simple et tranquille, parée des plus vives fleurs du sentiment ; ce David plein de génie qui l'avait si noblement aidé, qui lui donnerait au besoin sa vie ; sa mère, si grande dame dans son abaissement, et qui le croyait aussi bon qu'il était spirituel ; sa sœur, cette fille si gracieuse dans sa résignation, son enfance si pure et sa conscience encore blanche ; ses espérances, qu'aucune bise n'avait effeuillées, tout refleurissait dans son souvenir.  »
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