ébranlement

Définition de « ébranlement »

ébranlement (n. m.) : Action d'ébranler ou Mouvement de ce qui est ébranlé, de ce qui s'ébranle.
  • Après un si grand ébranlement, il est à craindre que cette muraille ne tombe.
  • L'ébranlement de cerveau causé par cette chute lui affaiblit l'esprit.
  • L'ébranlement des dents.

Fig.

  • Les guerres civiles causent de grands ébranlements dans les fortunes.
  • L'ébranlement du crédit.
  • L'ébranlement des trônes, des États.

Citations

  • « Tout concourait à la majesté tragique de cette minute suprême ; mille fracas mystérieux dans l’air, le souffle des masses armées mises en mouvement dans des rues qu’on ne voyait pas, le galop intermittent de la cavalerie, le lourd ébranlement des artilleries en marche, les feux de peloton et les canonnades se croisant dans le dédale de Paris, les fumées de la bataille montant toutes dorées au-dessus des toits, on ne sait quels cris lointains vaguement terribles, des éclairs de menace partout, le tocsin de Saint-Merry qui maintenant avait l’accent du sanglot, la douceur de la saison, la splendeur du ciel plein de soleil et de nuages, la beauté du jour et l’épouvantable silence des maisons.  »
  • « A son réveil, comme il arrive d’ordinaire après une succession d’aventures extraordinaires et un grand ébranlement du cerveau, il ne se souvenait plus de rien, et, en regardant à travers sa fenêtre les minarets élancés des mosquées d’Alexandrie, qu’il lui semblait n’avoir jamais perdus de vue, les événements des derniers jours ne lui apparaissaient plus que comme un rêve étrange terminé par un horrible cauchemar.  »
  • « Nous habitions fort au-delà de la zone des points de chute ; et, si le formidable ébranlement que produisit l’explosion pourtant lointaine, d’un dépôt de cheddite, put, un moment, en brisant les vitres jusque tout autour de nous, m’inspirer quelque doute sur mon étalonnage des distances, je me rassurai bien vite.  »
Alphabet